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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 19:13

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Auteurs : Blake, Daugherty, Hancock & Amini

Éditeur : Hachette Jeunesse (Black Moon)

Prix : 16 €

Résumé :

 

Dix années se sont écoulée depuis l'assassinat du roi par la reine Ravenna, splendide et vengeresse, le soir même de leurs noces. Ces dix années de mainmise sur le royaume dévasté commencent à peser sur la maléfique souveraine. Pour empêcher sa magie de disparaître et sa beauté de s'évanouir, elle doit se nourrir d'un coeur pur. Le coeur de celle qu'elle garde prisonnière dans ses geôles, la fille du roi.

Blanche-Neige réussit à s'enfuir et trouve refuge dans la Forêt des Ténèbres. La reine choisit d'envoyer dans ce lieu enchanté, peuplé d'une flore magique et d'une faune dangereuse, le seul homme qui en soit sorti vivant : Eric, un chasseur torturé.

Cet homme, pour qui la vie ne recèle plus aucun espoir, accepte de ramener la jeune fille. mais face à sa proie, il hésite. La tuera-t-il ? Ou l'aidera-t-il à devenir le plus grand guerrier que le royaume ait connu ?

 

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Seigneur, ce quatrième de couverture est ridiculement long !   J'adore comment il décrit minutieusement le premier quart du bouquin ...

Alors, je tiens à préciser que je n'ai pas vu le film (comment ça je suis bien la seule ?). Malgré tout, j'adore les contes de fées et quand ils sont revisités, et l'ambiance de cette histoire me semblait vraiment alléchante. Mais du coup, il n'y aura aucune comparaison dans cette chronique, je me baserais uniquement sur le bouquin (même si j'avais le visage des acteurs en tête en lisant ce qui, pour certains personnages, était loin d'être déplaisant).

 

Je ne vois pas ce que je pourrais rajouter au résumé concocté par l'éditeur, parlons donc de l'histoire.

La "reprise" du conte de Blanche-Neige m'a beaucoup plue. J'aime l'idée que le chasseur devienne un mentor pour la jeune fille et l'accompagne jusqu'au bout dans sa bataille pour détrôner la méchante belle-mère.

Ca ajoute une touche de maturité au conte, et le rend un peu plus piquant, plus excitant.

J'ai aimé que l'on se penche plus sur Ravenna, la belle-mère. On a droit à quelques coups d'oeil à son passé, et cela nous permet de donner une raison à ces accès de cruauté. D'ailleurs, ça me l'a rendue bien plus sympathique, et je dois dire que j'ai même éprouvé pas mal de pitié pour cette femme.

J'aime quand un méchant me surprend !

 

Les personnages sont très sympas, et il est très facile de s'y attacher, même aux plus "insignifiants" d'entre eux. Blanche-Neige est un parfait mélange de forces, de doutes, de caractères, de peurs et de magie (je pense notamment à une scène avec un cheval, très joliment décrite).

Seulement, à part elle, Ravenna et le chasseur, on ne s'attarde pas vraiment sur les autres personnes peuplant ce récit. C'est dommage, j'aurais voulu connaître bien mieux les nains, par exemple.

Et le chasseur, haaaa, le chasseur. Honnêtement, je crois que c'est grâce à lui que j'ai pris le plus de plaisir dans ma lecture !    J'adore comment on nous matraque sans cesse à quel point il est laid et pas attirant pour un sous ... alors qu'au générique du film il y a Chris Hemsworth. Super crédible ! (ça me fait penser à Aragorn dans LSDA, qui est lui aussi sensé être moche. Ceci, Mesdames et Messieurs, s'appelle un fail).

 

En fait, le seul élément qui m'a vraiment déplu, c'est que l'on sent véritablement que ce livre est tiré d'un film, et au final, ce n'est qu'un gros résumé de celui-ci.

On se concentre beaucoup sur les mouvements des personnages, ou sur certaines détails très visuels. Alors, oui, pour ça, c'est très bien écrit, car j'avais quasi l'impression de regarder un écran.

Mais bon, quand je lis un livre, c'est pour me plonger ... dans un livre, pas pour essayer de m'imaginer un film.

Bien entendu, je pense que chacun a son avis sur la question, et ici, ce n'est que le mien. Mais voilà, personnellement, ce n'est donc pas ce que je préfère lire.

À part ça, ça reste un récit sans prise de tête, qui se lit très vite et qui est parfait pour se vider un peu l'esprit entre deux livres plus conséquents, par exemple.

 

Je pense qu'il est plus destiné à ceux qui ont vu et aimé le film, les autres risquant de rester un peu sur leur faim.

 

Mille mercis à Hachette Jeunesse pour m'avoir permis de vivre cette histoire même quand je ne sais pas aller au cinéma 

 

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Un autre avis chez Asyllia.

 

Commandez Blanche-Neige et le chasseur

 

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 16:54

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Auteur : Jeanne-A Debats

Éditeur : Ad Astra

Prix : 13 €

Résumé :

 

Raphaël est un drôle de vampire. Non seulement il est vieux et immortel, mais il entretient un rapport ambigu avec le Vatican. Pour tout dire, il travaille en sous-main pour lui… comme espion assassin. Normal, avec ses dons de vision, ses capacités surnaturelles, Raphaël ne peut être qu’un agent hors normes ! Or, voici qu’il doit se rendre au Brésil, mis sur la trace d’un dangereux nazi en fuite, qu’il doit capturer… ou éliminer. Accompagné d’un prêtre, Ignacio, et d’une vampire, Dana, le voici embarqué dans une sombre aventure où la moindre erreur peut se révéler fatale. Mais Raphaël pense. Lui.

 

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Voilà un livre fantastique jouant avec les codes de la bit-lit et offrant une vague de renouveau rafraîchissant à l'image du vampire francophone !

Il d'ailleurs tellement à part, qu'il va m'être difficile de bien en parler. Ben tiens 

 

"Lorsqu'on commence à penser, on n'est jamais très loin de la métaphysique - qui rend dingue - comme je l'ai déjà dit. Pour vivre heureux et immortels, vivons stupides."

 

Le quatrième de couverture est parfait (ils le sont rarement, il faut bien l'avouer), il parle bien de l'histoire et de son héros, il pose les bases de l'ambiance sans rien dévoiler de l'intrigue.

Pour la peine, je n'ai même pas besoin d'en faire un à ma sauce, tout est là !

Je vais pouvoir directement attaquer sur l'histoire et ses personnages.

D'abord, bien évidemment, Raphaël. Ha ! Raphaël ... Bon sang, il mériterait une série à lui tout seul, c'est dingue. Je l'ai tout bonnement adoré. Un personnage froid, avec une dose gigantesque de cynisme, d'humour noir et de mauvaise volonté, je ne peux qu'aimer.

On dirait qu'il râle quasi constamment, c'est merveilleux ! C'est vraiment excellent de le suivre, j'ai beaucoup ri et me suis beaucoup attachée à lui, c'est tout simplement délicieux à lire, un narrateur tel que lui.

Mais attention, ça ne veut pas dire pour autant que tout le bouquin est une partie de rigolade ! Ça reste un livre fantastique mâtiné de thriller noir, il y a des passages très sombres et très durs, certains même difficiles à lire. Et pourtant, c'est incroyable comme ces deux aspects, l'humour et l'horreur, se mêlent merveilleusement ici.

À côté de Raphaël, il y a d'autres personnages hauts en couleurs qui ajoutent chacun leur pierre à l'édifice de ce récit. Je pense bien sûr à Dana, qui va pousser notre vampire à faire preuve de ... pitié ? Empathie ? Ça promet des scènes drôles et, dans un sens, assez mignonnes, en fait !

Mais mon favoris reste Sandoval, personnage au charisme remarquable et dont le courage, le mental, la force et les sentiments laissent pantois.

On a ici une fameuse brochette on ne peut plus savoureuse, ingrédient ultime pour un roman gorgé d'action, de rire, de pleurs et de tendresse.

 

"Je croise les bras en le fixant d'un air aussi peu amène que le sien. Il me le retourne avec usure. Ça tourne au duel de pupilles, on se croirait dans Le Bon la Brute et le Truand. j'attends les harmonicas d'un instant à l'autre."

 

La plume de Jeanne-A Debats est acérée et cinglante, mais peut également se montrer douce et caressante, pour mieux nous prendre par les sentiments.

Elle nous offre ici un livre haletant, riche et dense, au rythme soutenu, avec des personnages hyper travaillés et une ambiance incroyable oscillant sans arrêt entre l'humour noir grinçant et l'angoisse oppressante.

Un équilibre que l'auteur arrive à maintenir du début à la fin, avec des pics pour l'un et l'autre savamment dosés.

Métaphysique du Vampire nous offre un moment de lecture intense, intelligent et furieusement divertissant. Une histoire de vampires pas comme les autre, apportant du sang neuf au mythe, et donnant un vrai coup de fouet au lecteur !

Je ne peux que chaudement vous le recommander. Vous verrez, vous en redemanderez.

En plus, pour ne rien gâcher, la superbe couverture de Rozenn Illiano en fait un magnifique object à posséder dans votre bibliothèque. Que demande le peuple ?!

 

Mille mercis aux Éditions Ad Astra pour ce titre qui m'a procuré autant de rires que de sueurs froides !

 

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D'autres chroniques chez Iluze, Oriane, BookenStock, BlackWolf et Sia.

 

Commandez Metaphysique du Vampire

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 14:07

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Auteur : Eli Esseriam

Editeur : Nouvel Angle / Matagot

Prix : 14,90 €

Résumé :

 

"Tu as essayé d'inverser les effets de ton don, avant que tu admettes que tu n'étais pas fait pour ça. Tout simplement. Ce n'est pas ton rôle de guérir ton prochain. Un Cavalier de l'Apocalypse n'existe pas pour ça. Sa mission, sa destinée, ce n'est pas d'être un héros. Et cette réalité indéniable te fait souffrir chaque seconde de chaque heure de ta vie. Heureusement pour toi, cette dernière n'est pas censée durer."

Elias Land, Cavalier Pâle

 

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Je ne saurais vraiment pas expliquer pourquoi, mais dès Alice, quand on avait les visuels des couvertures à venir et que l'on connaissait les descriptions des quatre Cavaliers, je sentais qu'avec Elias, ça serait particulier.

Je ne trouve pas les mots pour l'expliquer correctement, juste une sentiment, une impression diffuse qu'Elias serait "mon" Cavalier.

Cette lecture n'a fait que confirmer tout ça, faisant de celle-ci sûrement la plus extraordinaire, mais également la plus douloureuse.

 

"L'être humain n'est qu'un nostalgique en puissance qui a juste oublié qu'il n'était pas plus heureux, avant. [...] La pression est telle que, à peine sortis de l'enfance, on rêve d'y retourner, de s'y lover, s'y nicher. S'y emmurer. La nostalgie touche les gens de plus en plus tôt. Si quelqu'un te déclare un jour n'avoir jamais rêvé de remonter le temps pour corriger, rectifier, modifier quelque chose, tu auras devant toi un menteur. Tout être souhaite pouvoir avoir le choix. À nouveau."

 

Elias est le Cavalier Pâle. Il le sait depuis toujours. La maladie n'a aucun effet sur lui, et la moindre égratignure se referme immédiatement.

Par contre, tous ceux qu'il touche se voient souffrir d'une affection ou l'autre, et meurt prématurément. Il est la maladie, la fièvre, le cancer, le pus, la pourriture des tissus.

Comment un enfant peut vivre avec un tel "don" ? Comment grandir et s'épanouir quand on ne peut toucher personne sans risques, même pas sa propre mère ?

Cette particularité s'accompagne d'un autre cadeau (des Cieux, de la nature, qu'importe) : le voyage dans le temps.

C'est grâce à ça, et à quelques essais et allers-retours, qu'il se retrouve à écrire un journal pour un futur lui. Pour le prévenir, pour se prévenir des risques, des dangers se tramant autour de lui.

Car parfois, il y a pire que de devoir préparer l'Apocalypse.

 

"Tu ne sentiras jamais le frisson sur la peau de quelqu'un grisé par ta main. Tu ne devineras pas sa timidité en sentant sa paume devenir moite contre la tienne. Tu ne pourras jamais vivre ton premier baiser parce qu'il serait fatalement le dernier pour l'être aimé. Tu ne connaîtras pas les plaisirs de la chair puisque cela ferait de toi un assassin. Est-ce qu'il y a pire perspective ? Je ne crois pas."

 

Bon sang, dire que je croyais avoir un peu fais le tour des émotions avec cette série, j'étais loin de mes surprises.

Comme je l'ai dis au début, j'étais persuadée qu'avec Elias, il y aurait quelque chose en plus. Je ne sais pas pourquoi, mais rien qu'à voir la couverture et à en lire le quatrième, j'avais le coeur serré et une boule dans la gorge.

Bon, pour vous résumer : j'ai pleuré quasi tout au long de ma lecture.

Elle fut dure, laborieuse, douloureuse, presque physiquement, tellement chaque nouvelle émotion était comme un pieu enfoncé dans mon coeur, dans mon ventre.

Elias, c'est la mélancolie à l'état brut, dans le sens médical du terme. C'est complètement hallucinant la façon dont l'auteur arrive à nous la faire partager, à rendre toutes ces émotions si vivaces, si réelles, palpables.

Je ne crois pas que ça soit possible de rester de marbre en lisant ce tome. C'était déjà vraiment peu probable avec les précédents, mais on atteint ici une sorte de paroxysme dans les émotions et dans la promiscuité avec le narrateur.

 

D'ailleurs, on sent comme un changement de cap, il y a certaines différences avec les autres Cavaliers qui rendent celui-ci si particulier.

Déjà, la narration. C'est Elias qui se parle à lui-même, en quelque sorte. Ou du moins, à une autre copie de lui. Il passe par un journal, où il retranscrit ses souvenirs marquants l'amenant jusqu'au présent, le tout écrit à la deuxième personne du singulier.

Quelque peu déstabilisant au début, on se rend vite compte que c'est là une façon d'être au plus proche des pensées d'Elias.

On apprend à le connaître comme le Elias qui lit apprend à se connaître lui-même. Brillant.

Et alors que dans les autres volumes, on n'avait que quelques vagues signes des autres Cavaliers, ici les clins d'oeil prennent plus de place. Ils sont cités plusieurs fois et leur présence se fait de plus en plus sentir au fil des chapitres. D'ailleurs, la fin laisse présager un tome final explosif et des plus intense.

 

"On s'habitue à tout, même à l'hostilité, au silence agressif, aux regards dégoûtés. Y compris lorsque tout ça vient de son propre père."

 

Impossible de décrire Elias sans avoir lu ce livre. Il y a une telle richesse dans les émotions, c'est tout simplement incroyable. J'avais déjà du mal à écrire mes avis pour les Cavaliers précédents, car c'est dur de résumer en une chronique des livres d'une telle qualité.

Mais pour Elias, j'ai presque envie de baisser les bras, parce que peu importe ce que je pourrait écrire, ça n'effleurera jamais la grandeur du livre, je n'arriverais jamais à vous transmettre le douloureux bonheur que l'on éprouve pendant cette lecture.

 

Encore une fois, Eli Esseriam a réussis à me surprendre par la qualité de sa plume, toujours plus grande, toujours plus précieuse.

C'est dingue comme j'arrive encore à être émerveillée à ce point au bout de quatre livres. Mais franchement, il y a de quoi. Il n'y a pas beaucoup d'auteurs qui peuvent se vanter de faire éclater de rire un lecteur alors que la scène ne s'y prête pas, ou à le faire fondre en larmes alors qu'il ne s'y attendait absolument pas.

Certains passages sont d'une douleur telle qu'il me fallait suspendre ma lecture quelques instants, le temps que les sanglots s'espacent un peu.

Je suis tombée profondément amoureuse d'Elias, et je n'avais qu'une envie, c'est de le prendre dans mes bras, l'embrasser et lui souffler que ça ira, qu'il n'est plus seul, qu'il y arrivera.

C'est sûrement parce que je me suis reconnue dans pas mal de ses pensées, ou tout simplement dans ses regrets, ses idéaux. Mais en tout cas, c'est vraiment de lui dont je me suis sentie le plus proche.

Je pense que ça pourrait être le cas de pas mal de lecteurs, Elias étant un peu ce que l'adolescence a de plus écorchée, solitaire, désespérée et à fleur de peau.

C'est en tout cas un personnage d'une intensité jamais vue dans d'autres titres YA, qui choquera sans aucun doute mais qui, j'en suis certaine, saura également se faire aimer profondément.

 

"[...] À chaque fois que quelqu'un naît, c'est un univers complet qui apparaît avec lui ! Tout change, tout se réorganise et s'aménage en fonction de lui ! Autour de lui ! Et quand il disparaît, tout est à refaire en sens inverse ! Alors si, si, c'est la fin du monde !"

 

Rien qu'à reparcourir ce livre, à le feuilleter pour y trouver mes citations favorites, j'en ai les larmes aux yeux, la gorge serrée, en repensant à telle ou telle scène plus intense encore qu'une autre, à tel personnage extrêmement touchant, à tel émotion dont la richesse me suit quelques temps encore.

Vous en connaissez beaucoup, vous, des livres qui vous remue autant ? Pour l'instant, moi, je n'en connaîs que quatre ...

 

Mille mercis à Nouvel Angle / Matagot ... que je ne remercierais jamais assez, au final, de publier ces bijoux.

 

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Mes chroniques des tomes 1 : Alice, 2 : Edo et 3 : Maximilian.

Et retrouvez mon interview à laquelle a bien voulu se prêter Eli Esseriam.

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:58

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Auteur : Eli Esseriam

Éditeur : Nouvel Angle / Matagot

Prix : 14,90 €

Résumé :

 

"Je vivais déjà l'Apocalypse. La mienne. Deux options s'offraient désormais à moi : user de mon don pour sacrifier ceux que je jugerais utiles à mon apprentissage. Avec indolence, froideur et distance. La seconde : me servir de cette aptitude potentiellement belle pour retaper un peu mon karma délabré et prolonger quelque peu cette succession de déceptions appelée "vie" en tentant de la rendre un minimum valable."

Maximilian Von Abbetz,

Cavalier Noir

 

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J'ai abandonné l'idée d'écrire cette chronique sans sangloter comme une imbécile. C'est donc la larme à l'oeil et les mains tremblantes que je m'en vais essayer de vous transmettre ma pensée et mes sentiments sur ce troisième tome de Apocalypsis.

 

"Grand-père Volker a survécu à un triple pontage, une greffe de foie et se prélasse actuellement dans une de ses nombreuses résidences en compagnie d'une de ses nombreuses épouses. Qu'on ne me demande pas quelle résidence, je n'ai aucune mémoire pour la géographie. Qu'on ne me demande pas quelle épouse, je n'ai aucune mémoire pour la pornographie."

 

Maximilian est un Von Abbetz. Ce nom lui confère un pouvoir incroyable sur tout et tous, et lui accord des privilèges dont vous n'oseriez pas rêver.

Dans l'enseignement privé et catho, à 17 ans il a déjà eu un nombre extravagant de domestiques (le dernier toutou fidèle en date, Sansas, satisfait à ses exigences) ainsi que de conquêtes sexuelles et est connu de ses condisciples pour organiser les plus grandes fêtes, se terminant souvent en décadence de la chaire.

Luxe, faste, abondance. Tout doit couler à foison, il n'y a aucune limites dans sa vie.

Mais tout posséder n'empêche pas certains ... inconvénients. Ça n'a jamais empêché la cécité de s'emparer de Silke, sa douce soeur pour qui il ferait tout. Ça n'empêche pas son père de jouer de la boucle de ceinture sur ses côtes quand Max se montre insultant. Et surtout, ça ne l'a pas empêché d'être choisis pour être le Cavalier Noir de l'Apocalypse : la Famine.

C'est cela qu'il déclenchera chez quiconque posera les yeux sur lui quand il aura besoin d'attentions, la famine, celle de l'amour, du désir, de l'idolâtrie, prenant l'aspect de ce qui remplit toutes les pensées de la personne lui faisant face.

La question étant, comment utiliser ce don qui est, à n'en pas douter, à double tranchant ?

 

"Il m'observait attentivement, le regard fébrile et la mine préoccupée. J'avais l'étrange sensation d'être une femme enceinte dilatée à huit auprès de son mari hystérique paniqué à l'idée de voir une tête sanguinolente et sale émerger du jupon de sa douce. Je m'attendais presque à ce qu'il se mette à respirer bruyamment, me psalmodiant des 'Monsieur, allez-y, faites le petit chien !'."

 

Ho p***** ... Je ne sais même pas par quoi commencer, et j'ai encore du mal à réaliser ce que je viens de lire. J'en suis encore à me demander comment c'est possible, pour un auteur, d'être AUSSI bon en débutant, mais également de s'améliorer toujours plus à chaque tome sorti.

Vu à quel point j'avais aimé les deux premiers volumes, j'étais assez confiante en faisant la connaissance de Maximilian. Mais je ne m'attendais quand même pas à cette sensation brutale et suffocante, qui a étreint mon coeur, ma tête et mon ventre d'une façon si délicieusement douloureuse.

Au début, je dois avouer que Max m'apparaissait très largement antipathique. Quand je l'ai rencontré, je m'imaginais que, si on devait raconter l'adolescence d'un grand méchant de Comics, on pourrait prendre celle de Max en exemple. C'est rare de faire les premiers pas avec un héros de roman en se rendant compte que c'est un être suffisant, égoïste, vulgaire, avec un complexe du pouvoir tellement gigantesque pour son âge.

Je faisais la moue en lisant, plaisir coupable de voir dépeint devant moi quelqu'un de si détestable.

Et puis, le miracle se produit, petit à petit. Déjà, son humour et son esprit de répartie. Ho bon sang, je n'ai pas réussis à compter les éclats de rire que j'ai laissé échappés durant cette lecture. C'est tout bonnement succulent, un met riche, délicat et précieux que l'auteur offre à nos yeux.

Ensuite, on distingue quelques brèches, quelques éléments qui rendent humain le surhomme. Son amour entier et irrévocable pour sa soeur, par exemple, qui le rend beaucoup moins froid et plus sympathique. Et comme pour les autres Cavaliers, son parcours sera semé d'embûches et d'épreuves abominables et cruelles, qui termineront de fissurer la carapace, et qui lui serviront d'apprentissage pour enfin être prêt à endosser son rôle pour l'Apocalypse qui se prépare.

Il est devenu, au fil des chapitres, un grand personnage, magistral, au charisme éblouissant, que j'ai finalement profondément aimé, rêvant d'en faire un ami proche ou un frère.

J'adore changer d'avis pour un personnage, commencer par le détester pour conclure par avoir envie de partager au moins un bout de sa vie. J'ai été comblée au-delà de mes espérances avec Max.

 

"Il existe un niveau de richesse où l'on ne se fatigue pas pour quelques millions de plus ou de moins. En revanche, il n'existe aucune limite définie quand il s'agit de faire chier ou d'asseoir un autorité contestée. L'ego n'a ni honte, ni scrupules."

 

Que dire sur la plume d'Eli Esseriam que je n'ai pas déjà mentionné dans le passé ? Je pourrais m'exalter pendant des heures, l'oeil humide et des trémolos dans la voix, sur la qualité absolument étourdissante de celle-ci.

Quand je lis un de ses livres, ce sont les seuls instants de lecture qui me donnent envie de mieux maîtriser la langue de Molière, de lui rendre hommage et de savoir jongler avec elle, de sentir sa saveur sous mes doigts ou dans ma bouche.

Il n'y a également qu'avec les Apocalypsis que je prend autant mon temps, que j'essaye de faire traîner le livre un peu plus longtemps, rien que pour le plaisir indicible de rester encore en sa compagnie. Repousser le moment de la fin encore, toujours, un peu plus à chaque fois, en ayant le coeur brisé en voyant les pages s'amenuiser, mais en trépignant à l'idée d'en goûter la dernière, l'ultime.

Il n'y a qu'avec cette série que je relis deux, trois, quatre fois, parfois à m'en user les yeux, quelque passage qui m'a titillé plus qu'un autre, dont la saveur m'a explosé au regard, et je ferme les paupières en souriant, essayant d'en garder les traces, de le graver dans mon esprit, pour qu'il me suive encore un moment quand je referme le livre.

Je confesse sans honte qu'il m'est arrivé de verser une larme uniquement parce que la beauté ou la qualité d'un paragraphe, d'une page, d'une ligne, m'avait pris au coeur et aux tripes.

C'est une expérience absolument magnifique et indescriptible, dont on n'arrive à saisir tout ce qu'elle comporte qu'en la vivant personnellement.

Eli Esseriam possède un talent rare et précieux, et quand je lis Apocalypsis, je me sens chanceuse de pouvoir profiter de celui-ci, pour mon seul plaisir égoïste.

Elle ose aller là où on n'a pas l'habitude d'être entraînés, elle nous jette au visage des images que nous ne nous attendions pas de voir, il y a une sorte de brutalité dans son écriture, presque une cruauté, n'hésitant pas un seul instant à blesser ses personnages ou ses lecteurs. Mais le tout est entouré d'une sorte d'aura douce et délicate, comme si malgré tout, elle nous tendait la tasse de thé chaud pour nous apaiser un tantinet et nous aider à faire passer la pilule.

Une main de fer dans un gant de velours.

 

"Mais, quel que soit notre degré de génie, les émotions nous rendent terriblement ordinaires. Personnellement, j'ai peur du vide, de cette sensation de néant absolu qui se love dans un poumon pour alourdir chaque respiration, la rendre pénible, impossible bientôt. Cette angoisse muette indélogeable susurre sans cesse que la vie n'a aucun sens ni intérêt, que l'on ne vient de nulle part, qu'on erre pour finalement marcher droit vers le rien. Parfois, cette crainte sourde se transforme en panique totale. Asphyxiante. Assassine."

 

C'est une série d'une intensité et d'une qualité presque impossible à envisager, et je ne suis pas sûre que tous les mots du monde suffiraient à la décrire avec subtilité, précision, perfection.

Je ne peux que vous conseiller, encore et encore, sans me lasser, de tenter également ce voyage.

Je peux vous l'assurer, vous n'avez jamais lu une série destinée aux adolescents qui ai cette trempe, cette richesse, cette superbe et enivrante violence, cette crédibilité tout sauf glamour.

Laissez-vous tenter par la préparation de l'Apocalypse, elle n'a jamais été aussi agréable à contempler.

 

Mille mercis à Nouvel Angle / Matagot pour cet instant de félicité littéraire.

 

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Mes chroniques des tomes 1 : Alice, et 2 : Edo.

Et retrouvez mon interview à laquelle a bien voulu se prêter Eli Esseriam.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 08:32

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Auteur : Myra Eljundir

Editeur : Robert Laffont (Collection R)

Prix : 18 €

Résumé :

 

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.

Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

 

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Comme tous les titres de la Collection R, on a entendu parler de Kaleb bien avant sa sortie. Comme tous les autres, je l'attendait avec beaucoup d'impatience, étant vraiment attirée par la couverture et son quatrième.

Et au contraire de tous les autres, celui-ci m'a pas mal déçu, principalement dans sa première moitié ...

 

Dans ce livre, nous suivons trois personnages principaux.

- Kaleb : jeune homme de 19 ans, il a de plus en plus de mal à se contrôler, que ce soit au niveau de ses émotions ou de ses réactions. Il ne sait pas ce qu'il lui arrive et est totalement dépassé par tout ça, mais c'est comme si il s'appropriait les émotions des personnes l'entourant. Après avoir discuté avec son meilleur ami, il va se poser des questions sur l'empathie, et ce qu'il découvrira au fil de ses recherches dépasse de loin tout ce qu'il aurait pu imaginer. Non seulement il serait doté d'un don d'une puissance inimaginable, mais en plus une organisation secrète serait à ses trousses et ferait absolument tout pour mettre la main sur lui.

- Le Colonel : chef puissant, intransigeant et violent d'une unité spéciale visant à étudier et mettre hors d'état de nuire les EDV (personnes possédant un don spécial) pouvant s'avérer dangereux. S'appliquant à lui-même des règles hyper strictes, il attend de même quiconque faisant partie de son équipe. Craint et respecté par tous, il sème la peur et le malaise partout où il passe. Il a fait de Kaleb sa nouvelle proie, et s'en délecte d'avance.

- L'assistante du Colonel : assistante directe de cet homme à la poigne de fer, elle est partagée entre son envie de se faire bien voir par son supérieur, et son impression que ce qu'ils font est horriblement mal. Ces sentiments contradictoires la pousseront à faire des choix de la plus haute importance.

 

Quand le livre est arrivé chez moi, je l'ai commencé, fébrile, en m'attendant à pénétrer dans quelque chose d'énorme, sombre, violent, torturé et limite psychotique. Même sa phrase d'accroche, "C'est si bon d'être mauvais", me faisait frissonner de plaisir.

Mon enthousiasme est très vite retombé, j'ai un peu eu l'impression que l'histoire ne tenait pas ses promesses. À tel point que je me suis même demandé si j'avais lu le même livre que les personnes qui en vantaient les qualités.

Heureusement, la seconde moitié s'avère meilleure et bien plus agréable à lire, mais du coup, je vais d'abord vous parler de ce qui m'a déplu.

 

Déjà, Kaleb en lui-même. Il y a franchement une sacré marge entre comment il est décrit dans le résumé, et comment il est réellement dans l'histoire. Alors, oui il arrive à manipuler les émotions des gens, mais ce n'est pas pour autant qu'il en ressent un plaisir indicible et qu'il ne regrette rien de ce qu'il fait. Par exemple, il se rendra compte que provoquer des émotions joyeuses aura un effet bénéfique sur lui. Hélas, on ne peut pas toujours contrôler à 100% les gens, et si il y en a qui ressentent de la colère autour de lui, elle sera amplifiée en lui.

Mais de là à le décrire comme un monstre qui met tout le monde à genoux, je n'ai pas vraiment vu ça dans ce bouquin quoi.

D'ailleurs, en général, j'ai trouvé les personnages assez antipathiques, ou alors carrément pas crédibles. C'est à peine si j'ai compris la relation entre Kaleb et sa copine, tellement c'est brouillon. je l'ai plutôt vue comme une excuse pour amener certains comportements, et certaines conclusions à notre héros.

Le Colonel est le personnage le plus antipathique qu'il m'ai été donné de rencontrer dans un livre. C'est une personne horrible, immonde, qui ne m'a inspiré que du dégoût tout au long de ma lecture. Si c'était le but recherché par l'auteur, sérieusement, chapeau, c'est parfaitement réussi ! Mais ça surprend de voir un tel personnage dans un univers YA.

Ha, et quelque chose qui m'a fait beaucoup ricané, quand même, c'est la capacité de déduction des personnages. En ayant RIEN d'autre que des doutes et des indices ne tenant sur RIEN de concret, ils arrivent à découvrir l'identité de quelqu'un ou de savoir qui trame quoi dans le dos de qui. Absolument impressionnant ! *sarcasm inside*

 

L'autre point que j'ai trouvé négatif et qui a vachement entaché ma lecture, c'est tout simplement l'écriture de l'auteur.

On passe sans arrêt de petites phrases sèches, froides et impersonnelles, à de longues phrases interminables de descriptions qui ne servent pas vraiment à grand chose et qui, au contraire, cassent et ralentissent le rythme.

J'ai également trouvé que le ton employé était assez étrange, et peut-être pas le plus adapté quand on écrit du YA. Je l'ai trouvé pompeux la plupart du temps, et j'avais presque l'impression que "le livre me regardait de haut", j'avais l'étrange sensation de ne pas être assez bien pour lui.

C'est une sensation vraiment difficile à décrire, mais je ne vois pas d'autre façon de le faire : ce livre a un je ne sais quoi de hautain et prétentieux.

Alors bien sûr, peut-être que je me fais des idées et que je serais la seule à avoir ressentis ça, mais il n'empêche que c'est ce que j'ai éprouvé.

 

Ma lecture fut laborieuse et presque pénible pendant toute la première moitié, et à partir de la Troisième Partie, je me suis redressée, mon regard a gagné en dynamisme et mon intérêt s'est réveillé.

La raison de ce miracle ?

L'assistante du Colonel.

Sûrement le personnage le plus intéressant, le plus travaillé, le plus charismatique et le plus crédible de tout le livre. Et pourtant, elle ne paye pas spécialement de mine, au début, et je ne m'attendais absolument pas à ce qu'elle ai une place si importante dans la suite du récit.

Et pourtant, à elle seule, à bout de bras, elle arrive à porter le reste de l'histoire et à lui ajouter toutes les qualités qui lui manquaient.

Une narration claire, dynamique, sympathique et uniforme, un scénario qui gagne en richesse, en précision et dont le développement se fait bien plus attractif, et une dose de suspens et de réalisme non négligeable.

À elle seule, elle arrive à remonter le niveau du livre et a rendu ma lecture bien plus agréable et passionnante, tellement, d'ailleurs, que j'ai lue toute la seconde moitié d'une traite, sans m'arrêter.

Et, bien que j'ai encore trouvé bien des incohérences, elles m'ont moins dérangées car tout ce qu'il y avait autour était de bien meilleure qualité. Plus coloré, plus vivant, plus fluide.

Mais du coup, c'est dommage, car je ne peux pas vraiment vous en parler plus en détails, étant donné que c'est à ce moment-là que toutes les surprises font leurs apparitions.

Mais retenez ceci : cette petite assistante, elle est géniale, et pour moi, c'est elle la véritable héroïne de ce livre.

 

Vous l'aurez compris, je suis extrêmement mitigée pour ce livre, surtout qu'au final, il y a énormément de trous au scénario et de questions qui restent en suspend. Je suppose que c'est fait exprès pour avoir encore pas mal d'éléments à aborder dans le tome deux.

En tout cas, si celui-ci est dans la continuité de la deuxième moitié de celui que je viens de lire, je serais vraiment curieuse de voir ce qu'il donne !

Si ce n'est pas le cas, et bien ... on n'en est pas encore là, on verra bien ! 

 

Mille mercis à la Collection R pour ce titre que vous pourrez trouver chez votre libraire ce 14 juin.

 

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Un autre avis chez Lanyla.

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 14:46

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Auteur : Cate Tiernan

Editeur : Le Masque (MSK)

Prix : 17 €

Résumé :

 

A la mort brutale de son père, Thaïs, dix-sept ans, se voit contrainte de s'installer à la Nouvelle-Orléans avec une tutrice excentrique qu'elle n'a jamais vue de sa vie.

La ville l'accueille avec ses secrets et ses mystères, dont le plus bouleversant est sans doute la découverte de sa sœur jumelle, Clio.

Ensemble, les deux sœurs vont devoir affronter un destin hors du commun et apprivoiser un monde surnaturel qui pourrait bien causer leur perte.

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Voilà un livre que j'ai adoré tout du long, très addictif et qui se dévore d'une traite.

 

Thaïs a toujours mené une vie assez banale, mais très agréable, aux côtés de son père. Quand celui-ci meurt dans un accident de voiture, tout ce qui l'entourait se voit chamboulé. Elle se retrouve sous la tutelle d'une femme étrange et excentrique qui l'entraîne à la Nouvelle-Orléans et qui a l'air de ne pas savoir que faire d'elle ...

Alors qu'elle doit apprendre à se débrouiller seule pour tout et que la tristesse et la solitude l'assaillent de toute parts, elle tombe nez à nez avec Clio ... sa jumelle.

C'est un choc monumental pour les deux jeunes filles, surtout que Thaïs apprend, en même temps que l'existence d'une soeur, l'existence de la magie et sa forte présence dans sa famille.

Des secrets vont devoir être dévoilés, des explications données, et il va falloir faire face à d'effrayantes découvertes ...

 

Ce que j'ai directement trouvé génial, ce sont les changements de narrateur, très fluides, clairs et qui permettent une vision large et précise de tout le récit.

On passe de Thaïs à Clio à chaque chapitre (entrecoupés parfois par un narrateur différent, mais je ne vous en dis pas plus), et j'ai pris autant de plaisir à lire la version de l'une que de l'autre.

Thaïs est la jeune fille assez classique, qui est posée et raisonnable, elle dégage une certaine fragilité mais également une sorte de calme, je l'ai trouvé apaisante et, de par ses faiblesses, j'ai trouvé que c'était celle à qui c'était le plus facile de s'identifier.

Quant à Clio, c'est plutôt le tempérament de feu. Sûre d'elle et de ses charmes, c'est la plus populaire du lycée et elle enchaîne les sorties et les conquêtes. Elle est drôle, pétillante et plein de culot, c'est assez génial et jubilatoire de suivre son point de vue, plein de fougue et d'énergie.

Elles sont différentes, mais complémentaires, en quelque sorte. Le fait qu'elles soient loin d'être ravies de découvrir l'existence d'une jumelle rend cette rencontre un peu plus originale, et grâce à ça et à quelques autres détails, ça empêche l'histoire de tomber dans le cliché.

Tout cela donne un sacré rythme au bouquin, les pages défilent à une vitesse folle et il est vraiment difficile de poser le livre une fois qu'on l'a commencé. C'est haletant et furieusement prenant.

 

Un autre point fort de ce titre, c'est sa galerie colorée de personnages.

Déjà, les soeurs sont toutes deux riches et complexes, dotées de caractères uniques et travaillés. A elles deux, elles donnent déjà le ton et portent une grosse partie de l'histoire sur leurs épaules.

Mais autour d'elles gravitent également une sacré palette de personnages intéressants et intrigants, comme la fameuse Axelle, la grand-mère de Clio ou encore André et Luc, ces mystérieux jeunes hommes qui entrent dans les vies de Thaïs et Clio au même moment.

Il n'y a pas une seule personne que je n'ai pas trouvé intéressante, et j'ai déjà hâte de lire le deuxième tome rien que pour voir certaines se développer. J'ai mille questions et suis vraiment curieuse à leurs propos.

 

L'élément magique de l'histoire est super bien introduit et j'ai adoré en apprendre un peu plus sur sa dynamique au fil de ma lecture. On n'est pas assaillit dès le début de pleins de détails incompréhensibles, ce que j'ai fortement apprécié.

D'ailleurs, au final, il reste encore beaucoup de flous, de cases vides. Ce premier volume se veut avant tout une grosse introduction et la présentation des deux soeurs, élément central de la série.

On a encore énormément de choses à apprendre, et je meurs déjà d'impatience d'assister à l'évolution de cette saga qui s'annonce palpitante et bourrée de mystères et de découvertes.

Plein de rebondissements, à l'intrigue bien ficelée et à la narration fortement immersive, ce livre séduira un public très étendu qui sera happé sans difficulté dans la nouvelle vie de ces jumelles au destin hors du commun.

 

Mille mercis à MSK pour ce titre hyper sympa qui m'a fait passé un excellent moment !

 

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D'autres avis chez Seelie, LaureduMiroir, Mycoton32, Well-read-kid, Sakinia, Diantresdeslivres, Moody, petit-lips et paikanne.

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 19:36

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Auteur : Roger Zelazny

Editeur : J'Ai Lu

Prix : Indisponible

Résumé :

 

Ce sera pendant l'horreur d'une profonde nuit, la dernière d'octobre. La lune sera pleine. On a un mois pour préparer le Jeu. Pour collecter les outils, déjouer les plans de ceux de l'autre camp, trouver l'endroit magique... L'enjeu est de taille : si ce sont les ouvreurs qui gagnent, alors les Anciens Dieux reviendront, et je ne vous dit pas la catastrophe !

Moi, Snuff le chien, je vous assure que je ne chôme pas. Entre mes rondes et les informations que je dois récolter, j'estime que je fais bien mon boulot. Notez, la chatte grise se débrouille bien aussi. Mais de quel bord est sa maîtresse ? That is the question...

Quand Jack l'éventreur, Dracula, Raspoutine, Frankenstein et quelques autres s'affrontent - chacun aidé d'un compagnon à poil ou à plume-, on peut s'attendre à tout ! Surtout par une nuit de pleine lune ...

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Ce livre m'a été prêté par une amie (merci Boo ♥), et moi qui voulais le garder en "lecture occasionnelle" (entendez par là quand je suis aux toilettes, quand j'attends que mon pc s'allume, etc ...), je l'a dévoré à vitesse grand V en deux jours !

Original, drôle, prenant, mystérieux, savoureux ... les compliments ne manquent pas pour ce titre, et je suis ressortie de cette lecture complètement séduite, des étoiles plein les yeux.

Nous suivons Snuff, fidèle compagnon à quatre pattes d'un certain Jack.

C'est à travers ses yeux que nous suivrons tout ce récit. Nous n'entendons presque jamais le nom complet des personnages qui l'entoure, mais nous avons assez d'indices pour se faire une idée assez précise de qui sont présents.

Exemples : le Bon Docteur avec son assistant bossu, qui semblent faire des expériences étranges et dont la demeure est constamment sous l'orage. Le Comte qui ne vit que la nuit et dont la présence fait augmenter le taux d'anémiques dans la région. Ou encore le Grand Détective, extrêmement observateur, toujours accompagné de son assistant.

Qu'est-ce que c'est drôle de s'amuser à deviner qui nous avons sous les yeux ! Et d'ailleurs, les voir à travers les descriptions d'un chien rend la chose unique et vraiment originale.

 

Nous avons donc tout ce beau monde, chacun dans son coin avec son compagnons à poils ou à plumes, chacun ourdissant de bien sombres plans dans son coin.

Dès le début, Snuff nous parle d'un grand Jeu en préparation, mais jusqu'à la fin, nous ne saurons pas vraiment de quoi il est question. Nous avons donc tout le loisir d'essayer de deviner de quoi il s'agit. Des indices sont disséminés partout dans le récit, il est donc possible de quand même se faire une assez bonne idée générale de ce qu'il se trame.

Chaque personnage est entouré de secrets, et personne ne doit savoir quel place occupe l'autre dans ce grand Jeu.

Aucun des participants ne se parle, mais ce n'est pas pour ça que leurs animaux n'ont aucune relation !

Nous verrons donc se faire et se défaire des liens stratégiques et amicaux, au fur et à mesure de l'avancée des préparations.

J'ai adoré avoir uniquement le point de vue des animaux, encore une fois, j'insiste sur le fait que c'est furieusement original, et ça ajoute pas mal de couleurs à la narration.

Les dialogues sont d'ailleurs on ne peut plus savoureux, vraiment très drôles et juste excellents. C'est génial de s'imaginer ces créatures tenir de longs conciliabules sur l'avenir de leurs maîtres, et comme l'écriture de Roger Zelazny est très visuelle, il est très facile de s'imaginer les mimiques et les attitudes de l'un et l'autre.

 

Chaque chapitre est un jour du mois d'octobre, nous commençons le premier avec le début des préparatifs, et le récit se termine la nuit du 31, où le grand Jeu a lieu.

C'est une écriture très fluide, et les journées/chapitres défilent à un rythme rapide et léger. Le mois passe à une vitesse hallucinante, et il est particulièrement difficile de pauser sa lecture une fois qu'on la entamée.

Sorti au début des années 90, ce titre n'a absolument pas pris une ride, et je suis certaine qu'il ferait rire un bon paquet de lecteurs si on le rééditait maintenant.

Malheureusement, il vous faudra fouiller vos brocantes ou votre bouquiniste habituel pour pouvoir le dénicher, car il n'est plus disponible en magasin ni sur des plate-formes comme Amazon. C'est bien dommage de risquer, au final, de perdre un livre de cette qualité.

En tout cas, si jamais vous tomber un jour dessus par hasard, bondissez dessus ! C'est une vraie perle !

 

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 17:04

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Auteur :Eli Esseriam

Editeur :Matagot/Nouvel Angle

Prix : 14,90€

Résumé :

 

La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ?

 

« Je me suis éloigné tranquillement et, dans mon sillage, le ciel continuait de se déchaîner, la terre n’en finissait pas de se lézarder, d’éclater comme un fruit trop mûr. La nuit avait l’air d’un trou béant qui avalait tout.Je suis remonté sur ma moto et j’aurais pu jurer que, sous sa roue arrière, le bitume crevait. Les flammes couraient derrière moi et embrasaient les vignes, les arbres, les maisons. Pas pour me rattraper et m’allumer. Plutôt pour m’escorter. La traîne de la mariée, la dentelle en moins, les cris et la mort en plus. Après moi, le déluge, comme dirait l’autre. L’autre, en l’occurrence, c’était moi.»

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

*cri de rage et d'excitation*

Je crois que je vais devoir écrire cette chronique sous forme de lettre à Eli Esseriam. Je n'arrive pas à imaginer comment parler autrement de ce livre.

Et puis, je suis du genre traditionnelle, si je dois demander la main de quelqu'un (oui, même à un livre), je préfère la demander officiellement à son créateur. Car oui, il s'agit véritablement d'amour ici, de passion dévorante pour cette histoire qui me prend aux tripes et au coeur.

Donc, je commence.

 

Très chère Eli.

Tu permets que l'on se tutoies ? Après tout, avec toutes les émotions que tu m'as fait ressentir dans cette lecture, je pense que cela s'y prête bien, un certain degré d'intimité ayant été franchi.

Pour replacer les choses dans leur contexte, je te rappelle que ton premier tome, celui d'Alice, fut mon gros coup de coeur de 2011, se plaçant tout naturellement en première place de mon podium personnel. J'ai été séduite (euphémisme) par le génie glacial du Cavalier Blanc et de sa terrible évolution tout au long de ce récit.

Tu nous présentes donc ici Edo, jeune homme violent, fort et grande-gueule, passant son temps entre des combats clandestins où l'issue est la mort, et des moments privilégiés avec son petit frère Aden.

Déjà, un premier bravo pour ce personnage complètement singulier auquel tu as donné vie. Je n'ai pas pu faire autrement que m'attacher à lui dès les premières pages, cette brute qui ne connaît que la rage et la colère en lui, et dont la seule oasis émotionnelle est ce petit frère déjà bien malmené par la vie.

Perso, j'ai complètement craqué, et je suis sûre que de nombreuses lectrices seront du même avis que moi.

Bien entendu, son humour blasé et ses répliques acérées y sont également pour beaucoup. Qu'est-ce que j'ai adoré assister à ses joutes verbales, avec le peu de personnes qui osent se frotter à lui pour ces exercices de style.

Comme avec Alice, c'est un élément du livre que j'ai trouvé tout bonnement délicieux. Les dialogues sont tellement savoureux, c'est à s'en pourlécher les babines.

Mon petit plaisir ? Relire plusieurs fois quelques répliques cinglantes, et fermer les yeux un instant pour prendre le temps de les savourer.

Un pur régal qui m'a autant fait sourire que pleurer, ou même proprement m'enrager.

Il n'y a pas à dire, tu sais comment susciter des sentiments violents et profonds chez tes lecteurs !

 

En parlant de ces sentiments intenses, ils sont plus que jamais présents avec Edo.

Avoir fait de cet être presque uniquement remplis de haine et de fougue, un Cavalier doté du don d'empathie capable de manipuler les émotions des gens, c'est juste brillant.

La façon dont il va découvrir cette habilité, et comment il apprendra à s'en servir au fil du temps, est aussi incroyable (si pas plus) que celle d'Alice.

Lui aussi devra passer par bien des épreuves, des douleurs, des pertes, des déceptions, avant d'en apprendre plus sur lui-même et ce qui l'attend.

Un véritable apprentissage dans la douleur, le sang, la crasse.

Car faut pas croire, bien que tu l'as doté d'une sacré belle gueule et d'un bagou à mettre en pâmoison les p'tites gonzesses, tu ne l'épargnes pas un seul instant !

Après tout, tu aurais pu facilement tomber dans le cliché, vu qu'il vient d'une famille pauvre qui vit dans un squat et que ses combats clandestins, c'est surtout pour rendre la vie de son petit frère un peu moins merdique.

Sauf que tu n'aimes pas faire les choses comme les autres, ou édulcorés les décors, je me trompe ?

Tu n'épargnes rien au lecteur, et tes scènes sont écrites sans fioritures, avec un naturel désarmant et presque cru. Parce que c'est comme ça qu'est la vie, non ? Ce n'est pas comme au cinéma, il n'y a pas de jolies musiques ou de maquillages réalistes. Les blessures font hurler, la mort est sale et on est souvent seuls pour affronter le deuil et la misère.

Je parle beaucoup de tout ce qui est sombre, ce qui tache, ce qui fait pleurer et serrer les poings. On pourrait croire, du coup, que ton histoire est négative et plus déprimante qu'autre chose. Je rassure les futurs lecteurs en leur disant que tu as su donner un éclat éblouissant à ton livre, justement en la mettant dans un environnement si noir.

Après tout, n'est-ce pas aux heures où la nuit est la plus dense que la moindre bougie se fait aussi lumineuse qu'un flambeau ?

De la même façon qu'Anel est une bouffée de bonheur pour Edo, tu arrives à nous offrir des petits instants bourrés d'espoir et de beauté, juste assez pour nous abreuver suffisamment de joie et accrocher un sourire à nos lèvres. Et c'est bien parce que ces moments sont très rares qu'ils deviennent si incroyablement précieux, on les chérit de tout notre coeur quand on croise leur route.

 

Je n'ai pas ton talent pour l'écriture (le tient est tout simplement indéniable et bluffant, forçant le respect et me laissant bouche bée, pantoise), donc, hélas, je ne crois pas que j'arriverais à véritablement retranscrire ici tout ce que tu as pu me faire ressentir en moins de 300 pages.

Il y a une telle force qui se dégage de ces pages, une telle rage qui suinte de Edo et qui transpire dans toute l'ambiance de ton bouquin.

Comme ton héros, tu ne fais pas de chichis, tu n'y vas pas par quatre chemins et tu ne te perds pas en tergiversions inutiles. Tu va droit au but, il y a une franchise dans ton écriture, une fraîcheur désarmante et violente, qui bouscule, qui interpelle. Je me suis retrouvée estomaquée plus d'une fois, le souffle me manquant à la lecture de certains passages.

Pour ça, si tu me le permets, j'ai envie de dire que tu es une auteur qui en as une sacrée paire dans le pantalon.

Je ne sais pas comment mieux exprimer ça. Tu oses aller là où on n'a pas l'habitude d'être entraînés, tu nous secoues en nous montrant parfois ce que l'on aimerait mieux ne pas voir. C'est parfois choquant, mais toujours nous te ressentons près de nous, nous tenant la main pour que la pilule passe mieux, et tu nous susurres que ça va aller. Même si il y a peut-être pire encore après, ça va aller.

Tout cela à un but, et même si tes héros ou nous avons parfois du mal à avoir une réponse à cette question universelle "Pourquoi ?", on sait que tu leur réserve quelque chose, peut-être pas qui justifiera tout ça, mais qui donnera sûrement quelques réponses à ces âmes torturées, blessées.

C'est un livre percutant et émouvant, plein de nuances, assez paradoxal, incroyablement intelligent, qui vous procurera une claque d'une force inouïe. Et vous savez quoi ? Vous en redemanderez.

 

J'ai été amoureuse de Alice. Je suis amoureuse de Edo. Je crois bien que je suis tombée irrévocablement amoureuse de tes livres.

Leurs personnages, leurs ambiances, leurs décors, leur violence, leur beauté, les dialogues qu'ils contiennent (Ho bon sang, ces dialogues, je pourrais écrire des haïkus en l'honneur de ces dialogues, alors que c'est même pas mon truc, les haïkus), les sourires qu'ils ont fait naître sur mon visage, les larmes qu'ils ont fait jaillir de mes yeux, les montagnes russes qu'ils ont fait vivre à mon coeur et à ma tête.

Ils m'ont submergés dans un maelström d'émotions, et même plusieurs jours après avoir les avoir refermés, tremblante, ils me hantent et occupent une grande place dans mes pensées.

Alors, Eli, je te le demande officiellement, un genou à terre et les yeux brillants d'attente fiévreuse.

Puis-je épouser tes livres ?

 

Je pourrais me perdre en remerciements sur de nombreuses lignes pour les éditions Matagot/Nouvel Angle qui ont jouées le rôle d'entremetteuses dans cette grandiose histoire d'amour entre Apocalypsis et moi.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 20:14

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Auteur : Jackson Pearce

Editeur : Albin Michel (Collection Wiz)

Prix : 15 €

Résumé :

 

'Le loup ouvrit ses larges et longues machoires, ses rangées de dents et sa langue tachée de sang s'approchant d'elle à la toucher. Une pensée s'ancra dans la tête de Scarlett et elle se la répéta encore et encore, jusqu'à ce qu'elle devienne une mélopée, une prière : Je suis la dernière qui reste pour te combattre, alors je dois te tuer.'

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Scarlett et Rosie March sont des chasseuses, plus particulièrement des chasseuses de Fenris, créatures que l'être humain lambda appèlerait loups-garous.

Quand elles étaient petites et qu'elles vivaient seules avec leur grand-mère, celle-ci fut attaquée et tuée devant les deux petites, transformant leur vie à tout jamais. Scarlett a tué son premier fenris ce jour-là, sous le coup de la rage. Mais son corps et son visage s'en sont trouvés marqués à jamais, et elle cache du mieux qu'elle peut ses cicatrices qui lui barrent le visage et qui s'étalent sur toute sa peau.

Après ce traumatisme, la jeune enfant se met en tête de traquer et de tuer le moindre fenris. Elle veut y consacrer sa vie, elle y voit son devoir.

Rosie, sa jeune soeur, l'accompagne à la chasse et excelle d'ailleurs à celle-ci. Mais Rosie, parfois, se laisse aller à rêver à une autre vie. Voir d'autres gens, se faire des copines et être insouciante, trouver un hobby, ...

Le retour de Silas, fils d'une famille de forestiers au courant du secret des deux soeurs, va encore plus tourmenter la cadette, car il semblerait bien qu'elle commence à développer d'étranges sentiments pour lui.

Devra t'elle faire un choix entre la chasse et une vie normale ? Rosie accèpterait-elle de la laisser faire ce qu'elle veut ? Et surtout, peut-elle réellement se permettre de penser à ces "trivialités", alors que quelque chose d'énorme et dévastateur se trame dans la communauté des fenris ? ...

 

Voilà un roman qui se permet de jouer avec l'histoire du Petit Chaperon Rouge pour nous offrir quelque chose d'effrayant, de tendu, noir et intense.

On ne peut douter que ce livre s'est beaucoup inspiré du conte de notre enfance : les loups-garous attirés par les jeunes filles, parfois encore des enfants, qui réagissent fortement à la couleur rouge. Les jeunes filles encapuchonnées qui sont aidées par un bûcheron.

Les exemples sont nombreux, et c'est vraiment agréable de trouver ici et là un clin d'oeil au conte d'origine, et parfaitement intégrer au récit moderne.

C'est vraiment l'élément qui m'a le plus séduite dans ce livre, et cette ambiance lourde, vraiment pesante, très sombre et oppressante, rend le tout incroyablement intense et palpitant.

 

Les personnages des soeurs March est la véritable force de ce roman, elles en sont l'essence même, et apportent chacune quelque chose à son évolution. Elles ont tant de points communs, et pourtant elles sont si différentes. On pourrait dire qu'elles sont complémentaires, mais c'est surtout que, les erreurs de chacune fait réfléchir et avancer l'autre. C'est une relation presque malsaine qui les lie, et pourtant elle est tellement puissante qu'on aurait envie qu'elle dure indéfiniment.

Scarlette, première victime des loups, trop jeune témoin du meurtre brutal de sa grand-mère, clame que c'est leur devoir de tuer les fenris, vu qu'elles en connaissent l'existence.

Quoi de plus normal, n'est-ce pas ?

Mais la jeune Rosie, elle, rêve d'une vie normale, avec des activités saine, des voyages, peut-être même une vie de couple. Comment pourrait-on la blamer ?

Grâce à une narration où l'on alterne une soeur un chapitre sur deux, nous sommes vraiment conscients de cette dualité entre elle, et de tout ce que cela sous-entend dans leur relation.

Toute cette relation est incroyable. Elle est basée sur énormément de choses négatives, comme l'envie de revanche, le besoin de tuer les monstres, leur complémentarité dans le combat, une vie sauvée dont on veut montrer la reconnaissance, ...

ces deux soeurs évoluent dans d'horribles noirceurs, et dans celles-ci, elles sont liées. C'est tellement dramatique, tragique, douloureux, que ça en est beau. C'est un sublime déchirant que nous dépeint ici l'auteur.

Le retour de Silas dans la vie des deux soeurs va tout bouleverser. Ce jeune homme qui a mis la chasse en pause le temps de voyager et de voir un peu le monde apporte aux deux March une vision nouvelle de la vie, amenant avec lui des choix, de la liberté.

Cela pourrait les sauver, mais cela pourrait surtout les détruire, et bien plus qu'elles deux.

En effet, c'est un grand temps pour les fenris, et il se prépare un évènement qui pourrait bien amener leur race à leur apogée, faisant d'eux un fléau sanguinaire impossible à stopper.

Ca fait beaucoup à gérer en même temps pour ces filles solitaires ...

 

C'est un livre intense et complexe, plein de contradiction. Il fait mal mais il donne de l'espoir. Il nous montre la noirceur mais nous offre aussi du soleil. Il fait couler de douloureuses larmes, mais il apporte également le sourire.

Un ouvrage vraiment magnifique, subtil et contenant un développement des personnages comme j'en ai rarement lu.

Contenant du fantastique, du drame, du thriller, de la romance et beaucoup de questionnements sur soi, c'est un bouquin riche et étoffé qui laisse le lecteur pantois et apporte un gros lots de sentiments aussi puissants que variés.

Une perle que je ne peux que conseiller, ce titre m'a véritablement remuée.

 

Un immense merci à Albin Michel pour cette découverte qui va me hanter encore quelques temps.

 

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Trouvez d'autres avis chez Fangtasia, MyaRosa, Elphaba, Sakinia, L@ura, Liliebook et Tachas.

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 14:36

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Auteur : Sophie Jomain

Éditeur : Rebelle Editions

Prix : 18,80 €

Résumé :

 

"S’il y a bien un truc qui m’agace, ce sont les romans à l’eau de rose sauce vampire. Mais qu’ont-elles, à la fin, ces amoureuses de Dracula d’opérette ? Ça ne tourne vraiment pas rond chez elles et ça commence à bien faire ; il est grand temps de rétablir la vérité : les vampires n’existent pas. Comment ça, « et s’ils existent ? » ? Eh bien, s’ils existent, je vais m’occuper de leur refaire le portrait, ça changera ! Je vais jeter sur mon blog un pamphlet ; un pamphlet contre les vampires. Et si, par le plus grand des hasards, un certain Hugo Rivoire – un garçon aussi mignon qu’effrayant – décide de me faire fermer mon clapet, il trouvera à qui parler ! Parfaitement ! Sauf que mon petit doigt me dit que je risque de le regretter…"

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Satine a 17 ans, est passionnée de danse depuis toute petite, a un caractère bien trempé ... et les histoires de vampires lui sortent par les trous de nez !

Sa meilleure amie, Carla, est tombée dans l'addiction la plus totale de ces créatures à crocs à cause de la vague littéraire qui les mets au rang de meilleurs petits-amis du monde. Ben voyons !

Complètement désespérée et énervée par l'état de son amie qui en est au point de devoir consulter un psy, elle décide de faire d'une pierre deux coups : tuer l'ennui dans lequel elle est depuis qu'elle est coincée à la maison avec une jambe cassée, et peut-être faire changer d'avis son amie (ou tout du moins, la faire rire). Pour cela, elle ouvre un blog intitulé "Pamphlet contre un vampire".

Elle y tourne en dérision totale ces créatures de la nuit, faisant exploser tout ce que les fangirls trouvent sexy en eux.

Sans vraiment l'avoir calculé, son blog fait parler de lui sur le net, et à la rentrée scolaire, la majorité du lycée l'avait lu.

Malheureusement pour elle, tout le monde ne le trouve pas très drôle, et elle commence à recevoir de nombreuses menaces, certaines d'entre-elles étant même assez effrayantes.

Mais bon, c'est pas comme si les vampires existaient et allaient la punir de se foutre de leur tronche.

Heu, n'est-ce pas ?...

 

Raaaaah !

Mais qu'es-ce que vous voulez que je vous dise ? Je vais finir par radoter en parlant des livres de Sophie Jomain. Je serais presque blasée en fait, si ils n'étaient pas aussi bons.

Comble de tout, ce titre se hisse tout droit en première position des livres de l'auteur. Meilleur que Les anges mordent aussi, et meilleur que ... oui, meilleur que Les étoiles de Noss Head 1 et 2 !

Pamphlet contre un vampire réunit dans un seul livre tout ce que j'aime dans l'écriture de Sophie, et gagne même encore en qualité et en maturité. Chaque livre est meilleur que le précédent, et on sent que l'auteur travaille énormément, et met beaucoup d'elle-même dans chacun de ses ouvrages, ne se contentant jamais du minimum syndical mais nous proposant à chaque fois toujours mieux. C'est impressionnant et c'est la preuve que nous avons là un grand écrivain, qui ne pourra que devenir grandiose au fil des années.

Je me sens flattée de suivre cette évolution depuis ses tout début, et je n'en suis qu'encore plus impatiente de découvrir la suite de cette belle aventure littéraire.

 

Mais bref ! Parlons de Satine et de son Pamphlet !

Satine, déjà, est une héroïne comme je les aime : un sacré caractère, un grande gueule qui ne mâche pas ses mots, et une facilité dans la répartie et la dérision. J'adore.

Sa meilleure amie, Carla, est adorable, très drôle, enjouée, pleine d'énergie. Un vrai rayon de soleil que l'on aimerait avoir dans son entourage.

Hugo, qui est quand même le personnage masculin principal, est juste ... parfait.

Je ne saurais pas trop comment vous en parlez pour ne pas dévoiler d'éléments clés de l'histoire, sachez seulement que, dans mon coeur, au rayon des héros de Sophie Jomain, il a arrive bien au-dessus de Leith et Terrence. Si si, je vous assure ! Mais je suis sûre que vous me comprendrez après avoir lu Pamphlet contre un vampire.

Au début, je n'étais pas fan du personnage, pourtant. Froid, arrogant et trop sûr de lui, je n'aimais pas son comportement envers Satine.

Maiiiis, il faut bien avouer que, au fil des chapitres, j'ai pu assister avec un énorme plaisir à une évolution du personnage tout à fait ... délectable !    Dès qu'il arrivait ou qu'il disait un mot, j'avais le sourire aux lèvres, et plusieurs passages m'ont bêtement fait glousser comme une dinde. C'est du joli !

Vraiment, ce n'est pas souvent que l'on voit autant de charisme concentrée dans un seul homme, et rajoutez à ça de l'humour, un p'tit côté dangereux, un gros côté dragueur, mélangés à un gentleman sachant parfaitement comment séduire et faire rougir une jeune femme, et vous avez Hugo (et encore, je vous passe d'autres descriptifs et exemples d'à quel point il est juste ... *soupir*).

 

Concernant l'histoire à proprement parler, c'est juste un mélange superbement orchestré de pas mal de genres différents. Nous avons de la chick-lit, du roman jeunesse sur la vie d'une lycéenne et tracas de ses journée, du fantastique avec l'évocation des vampires, du thriller avec un sacré suspens et quelques scènes d'action vachement bien écrites, et de la romance fantastique grâce à une relation complexe et pleine de rebondissements dont on ne se lassent pas un seul instant !

Avec un cocktail comme ça, on ne peut qu'être accro, et moi qui voulais savourer ce livre car j'adorais (encore une fois) l'écriture hyper fluide et l'ambiance générale, je n'ai vraiment réussis à me retenir, et même avec la meilleure volonté du monde, je n'aurais pu faire autrement que n'en faire qu'une bouchée.

Franchement, une fois la lecture lancée, on n'a pas le choix. De toute façon, on ne voit même pas le temps passer (ce qui est traître et n'a pas aidé à combattre ma procrastination ...), et les pages filent à vitesse grand V.

J'ai adoré le développement du scénario, et comme d'habitude, aussi incroyable que soit l'histoire, le rendu global est si crédible que l'on y croit sans sourciller.

Encore une fois, d'ailleurs, Sophie arrive à nous pondre une mythologie du vampire différente que celles que l'on a déjà vues, et qui fait que tout s'emboîte à la perfection.

 

Et autant, pour les précédents livres de Sophie, j'avais toujours ne fut-ce qu'un petit quelque chose négatif à dire (comme un léger manque d'originalité ou quelques éléments trop prévisibles), autant ici, pour ce titre, je peux affirmer que c'est un sans-fautes !

La plume est encore meilleure, gagnant en fluidité, en naturel pour les dialogues, en aisance dans les descriptions et en clarté pour le côté imagé. Les personnages ont tous un petit quelque chose qui les rends uniques. Le scénario ne souffre d'aucune comparaison avec d'autres ouvrages que l'on aurait déjà pu lire et son développement se fait d'une traite, sans aucune pauses ou à-coups, et le suspens reste entier jusqu'à la dernière page. D'ailleurs, il y a plusieurs scènes qui m'ont véritablement surprises, et beaucoup de réactions de personnages auxquelles je ne m'attendais pas du tout !

 

Je ne peux dire que merci à Sophie, et bravo. Je m'incline devant ton travail et ta passion qui transpire de chacun de tes bouquins, et celui-ci est, pour moi, le meilleur jusqu'à présent, tu m'as soufflée !

Ce livre est officiellement mon premier gros coup de coeur de l'année, et je le conseillerais à quiconque cherche de la romance, de l'humour, du fantastique, des surprises, et tout simplement, passer un excellent moment de lecture  ♥

 

Mille mercis aux éditions Rebelle pour cette lecture qui m'en a mis plein les yeux, plein le coeur, plein les tripes ! ♥

 

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Et hop, un livre de plus pour le challenge Fang's Addict, ça faisait longtemps.

 

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Allez, bientôt terminer le challenge Jeunesse/YA !

 

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Published by Archessia - dans Fantastique
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