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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 21:17

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Auteur : Didier van Cauwelaert

Éditeur : Le Livre de Poche (Jeunesse)

Prix : 6,90 €

Résumé :

 

"J'ai 13 ans moins le quart et je suis le seul à pouvoir sauver le monde. Si je veux."

Dans une société sous contrôle total où le jeu règne en maître, un ado se retrouve détenteur d'un secret terrifiant, qui déchaîne contre lui les forces du Mal... et celles du Bien.

Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir, de pièges en rebondissements, l'exaltant et périlleux destin d'un super-héros à mi-temps.

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Il y a un moment, j'avais entendu pas mal de bien de ce Thomas Drimm, et plusieurs fois j'ai eu ce titre en main, intriguée et vraiment tentée par ce résumé étrange.

La sortie de ce livre en format poche était donc une excellente excuse pour enfin m'y mettre et découvrir ce gosse à la destinée ... plutôt originale !

 

Franchement, ce bouquin est quasi indescriptible. Par plusieurs aspects, il m'a étrangement fait penser à Autobiographie de la Mort, mais axé jeunesse.

On y trouve un ton loufoque absolument délectable, un humour d'une intelligence merveilleuse et un personnage principal extrêmement attachant dans sa bizarrerie et dans sa façon de voir et de vivre ce qui l'entoure.

En effet, Thomas est un jeune garçon un peu à part avec une vision des choses unique. Déjà, il est gros dans une société qui ne les accepte pas. Sa mère a un poste important de psychologue au casino qui la stresse énormément, et son père est devenu alcoolique alors que c'est interdit car il n'a pas supporté la pression de son job qui consiste à lire des livres d'Histoire.

... Quoi, vous êtes perdus ?

C'est normal, car en plus d'une histoire superbement construite, l'auteur a créé un univers totalement incroyable et magnifiquement travaillé.

Je ne vais pas tout vous dévoiler, car j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous les détails de celui-ci, mais sachez que, en gros, il y a eu une énorme guerre préventive et qu'il n'existe plus qu'un État unique, protégé par une sorte de dôme. Les habitants passent leur vie à jouer à des jeux de hasard et à prier le Dieu de la Chance pour ainsi amasser le plus possible de "points de chance" dans une puce qu'on leur implante à 13 ans. Une fois mort, le capital accumulé dans votre puce est "injecté" dans le dôme protecteur pour le renforcer et le faire perdurer.

Cela vous paraît dingue ?

Attendez, je ne vous ai pas encore parlé du vieux monsieur que le cerf-volant de Thomas a tué, et dont l'esprit s'est retrouvé coincé dans l'ours en peluche du garçon ...

Cet homme-nounours va apprendre à Thomas la terrible vérité que cache ce dôme, et il va lui confier une mission de la plus haute importance : sauver le monde.

Sauf que Thomas, il n'est pas sûr de vouloir le faire. Il préférerait continuer à jouer sur la plage et à rêver de la jolie voisine.

 

Ce livre est un gros coup de coeur, j'ai pris un plaisir gigantesque à le dévorer, à en savoir plus sur cet univers et sur les personnages qui le peuplent, à découvrir de nouveaux éléments de l'intrigue, et à parcourir les dialogues stupéfiants et hilarants présents à chaque page.

Je ne me suis pas ennuyée un seul instant, c'est tout simplement fascinant et jouissif à lire.

Le plus indéniable, c'est que pour un livre fantastique estampillé jeunesse, il n'a rien, mais alors RIEN d'enfantin. L'humour est intelligent et parfois même subtil, il y a de super jeux de mots, un scénario hyper bien imaginé, travaillé et développé, il y a même une touche de drame et d'enquête, avec des méchants très charismatiques et beaucoup de questionnements sur le fin mot de toute cette histoire.

Au fond, on ne sait jamais vraiment quels sont les réels tenants et aboutissants. Qui a raison ? Les méchants sont-ils vraiment ceux que l'on croit ? Et si tout cela cachait quelque chose d'encore plus gros ?

L'écriture est tout simplement brillante, je n'ai pas d'autres mots pour la décrire.

Didier van Cauwelaert nous offre ici une oeuvre qui enchantera les plus jeunes grâce à un héros auquel ils pourront s'identifier et avec qui ils vont rire et vivre de grandes aventures, et les lecteurs plus âgés seront époustouflés par la qualité de la plume et le second degré délicieux de cette histoire.

 

J'ai refermé ce tome avec les yeux ronds, en poussant des exclamations de plaisir, et je trépigne déjà d'impatience à l'idée de lire la suite.

Une véritable perle, un enchantement qui a sa place dans toutes les bibliothèques !

 

Mille mercis à Hachette pour cette découverte merveilleuse qui m'a fait passer un moment en or !

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D'autres avis chez Mélo, Lalou, Praline, Max Hell et Véro.

 

Commandez Thomas Drimm - Tome 1 - La fin du monde tombe un jeudi

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 13:49

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Auteur : T.A. Barron

Éditeur : Nathan

Prix : 15,50 €

Résumé :

 

Merlin a ramené l'espoir à Fincayra, mais l'île vit toujours sous la menace de Rhita Gawr. Lorsque l'esprit maléfique frappe à nouveau, les Fincayriens se tournent vers le jeune garçon : lui seul peut les sauver. Pour cela, il lui faut trouver l'Élixir de Dagda dans l'Autre Monde. Désormais, Merlin n'a pas le choix, il doit apprendre à maîtriser ses pouvoirs.

 

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Rolala, c'que j'ai eu du mal à lire ce livre ...

En fait, ce qui m'a vraiment posé problème ... c'est Merlin ! C'est ballot, hein, que ce soit le personnage principal qui horripile le lecteur ?

Il est geignard, fait tout de travers, a des sautes d'humeur pas possibles, écoute rarement les conseils et n'en fait qu'à sa tête.

Je m'attendais à suivre la quête épique du plus grand enchanteur du monde, et je me suis retrouvée à lire les aventures d'un adolescent qui tape du pied et boude.

Si ça, c'est pas de la déception.

Pour en rajouter d'ailleurs à la mienne, il y a eu la facilité avec laquelle toutes les épreuves sont réussites.

Merlin doit parcourir tout Fincayra pour réussir à découvrir les sept Chants, et ainsi obtenir assez de pouvoir pour mener à bien une quête qui lui tient particulièrement à coeur, et par la même occasion, débuter réellement son initiation d'enchanteur.

Je m'attendais à des épopées incroyables, et au final ... chaque Chant est limite expédié à la va-vite.

Chacun de ceux-ci a bien entendu un symbolisme caché (ouais, pas tant que ça) et il se déroule à chaque fois le même schéma : 1) Merlin arrive quelque part très loin mais très facilement car on l'aide d'une façon ou d'une autre. 2) Il se demande comment trouver la nature du Chant et râle, boude et fait la gueule parce que c'est kro kro dur. 3) Une petite poignée de paragraphes plus tard, il découvre le symbolisme du Chant et Abracadabra, il l'assimile.

Alors, oui, je suis d'accord, c'est un livre jeunesse. Mais quand même, le premier tome laissait présager justement une histoire très riche, de la vraie belle Fantasy accessible à tous les âges toute en étant accrocheuse et bien construite.

Mais ce deuxième volume est tout simplement trop facile, tout est trop vite expédié.

C'est vraiment dommage, et ça a pas mal gâché mon plaisir de lecture.

 

Bon, là je fais ma râleuse et "j'aime bien" commencer par le négatif d'un bouquin (quand y en a) quand j'écris une chronique. Mais pour la défense de ce titre, il n'est pas non plus bon à jeter et réserve quand même des surprises assez sympathiques.

Les différents personnages que l'on rencontre, par exemple, ont tous quelque chose d'agréable et d'intéressant.

On retrouve Rhia, qui est un peu la voix de la raison pour Merlin, et qui heureusement est là pour tempérer ses humeurs et le guider à travers ses épreuves.

Il y a le bouffon déprimé et pas drôle, qui en devient du coup attachant et rigolo. Ce sont les deux protagonistes qui suivront de près notre héros, mais on en trouvera bien d'autres qui vont nous émouvoir et nous étonner. J'ai même eu l'agréable surprise de reconnaître quelqu'un d'important de la légende de Merlin, et je suis curieuse de voir ce que l'auteur lui réserve pour la suite.

Les paysages sont également toujours aussi extraordinaires à parcourir, même si certains sont trop vite survolés à mon goûts.

On en apprend plus sur différents objets magiques et j'ai vraiment hâte d'en savoir plus sur eux et leurs effets.

 

Pour résumer, je dirais que le niveau de cette suite est bien en dessous du premier tome, et j'ai été déçue de la façon dont l'auteur à traiter cette partie importante de la vie de Merlin.

Mais je ne perd pas trop espoir pour la suite, et me dis que, vu comment ce volume se termine, la suite ne peut que nous réserver des surprises énormes.

 

Mille mercis à Nathan pour ce titre qui séduira plus, je pense, les jeunes lecteurs.

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D'autres avis chez Lire ou mourir, Karline05, Mutinelle, Mycoton32 et Moody.

 

Commandez Merlin, Tome 2 : Les sept pouvoirs de l'enchanteur

 

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 17:59

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Auteur : Cat Clarke

Éditeur : Robert Laffont (Collection R)

Prix : 17,90 €

Résumé :

 

Alice King, 16 ans, part avec sa classe pour un séjour en Écosse. Elle ne s'attendait pas à des vacances de rêve, mais jamais elle elle n'aurait pu imaginer la tournure cauchemardesque que vont prendre les événements.

La jeune fille et sa meilleure amie Cass se retrouvent à devoir partager un chalet avec Polly, l’asociale de service, Rae, la gothique bipolaire, et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres à longueur de journée.

Mais Cass compte bien profiter de cette semaine au vert pour donner à Tara une leçon qu’elle n’est pas prête d’oublier. Avec l’aide de ses camarades de chambrée.

Le vent a tourné pour la reine du lycée. L’heure de la revanche a sonné …

 

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Après Confusion, la Collection R nous revient avec un nouveau titre choc de Cat Clarke.

Dans celui-ci, l'adolescence n'a rien de doré, et ses problèmes sont autrement plus graves que ceux de garçons ou de garde-robes.

L'auteur nous entraîne encore une fois dans un drame à la tension suffocante où la fin reste incertaine jusqu'au dernier paragraphe.

 

Je ne vais même pas vous parler du début du livre car, à mon énorme plaisir, le quatrième de couverture ne dévoile RIEN de l'intrigue.

Sachez juste que l'on va rencontrer quatre adolescentes qui vont devoir vivre avec les conséquences terribles de leur acte. Tout n'étais parti que d'une blague ...

Le récit se concentre sur Alice, jeune fille somme toute normale, sans trop de problèmes, elle a une meilleure amie, un papa poule depuis le décès de sa mère, et elle flashe sur un garçon un peu plus jeune qu'elle.

Son quotidien presque banal se voit chamboulé à jamais et elle se retrouve hantée par ce qu'elle a fait, commençant même à craindre pour sa santé mentale.

Elles ont juré toutes les quatre de garder le secret, mais comment continuer à vivre normalement quand on croit devenir folle à cause de la culpabilité ?

Elle aimerait tant se soulager de ce poids qui l'écrase de toutes parts, mais les choses ne deviendraient pas pires si tout le monde savait ce qu'il s'est passé ?

 

Je ne me serais jamais attendue à tomber sur une histoire si sombre et si moralement pesante.

Alice vit une véritable descente aux enfers, et le pire, c'est que l'écriture de l'auteur la rend absolument fascinante.

Impossible de décrocher une fois que l'on a commencé ce bouquin, c'est une obsession, il FAUT que l'on sache ce qu'il s'est passé et ce qu'Alice va faire.

C'est un récit qui prend à la gorge, qui noue le ventre et donne des sueurs froides. C'est absolument incroyable d'avoir une histoire d'ados totalement crédibles dans leurs conversations, leurs pensées et leurs actions, qui cache en elle une sorte de thriller psychologique on ne peut plus adulte et dur.

Chaque chapitre réserve son lots de surprises macabres, et cette lecture fut aussi stressante qu'émouvante. Il m'est d'ailleurs arrivé de vivre de sacrés changements d'émotions, parcourant avec plaisir et détente tout un passage qui me faisait sourire, pour passer à l'épouvante et aux larmes. En une seule phrase. Une toute petite phrase qui fait tout basculer.

 

Ma chronique est assez courte, elle ferait sûrement le double si je vous parlais de ce qu'il se passe réellement, mais bon. Je préfère vous donner envie en mettant l'accent sur la richesse de l'histoire, la façon incroyablement bluffante et stressante dont le scénario est développé, et sur les personnages tantôt attachants, tantôt détestables qui parsèment ces pages.

Cat Clarke nous offre ici encore un livre qui marque les esprits et qui emmène son lecteur dans une histoire où l'adolescence vole en éclats sanglants.

Un titre époustouflant qui m'a angoissée du début à la fin et qui m'a laissée tout simplement pantelante, en état de choc.

 

Mille mercis à la Collection R pour cette véritable perle.

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D'autres avis chez Alittlematterwhatever, Amadis, MyaRosa, Mélo, Mycoton32 et Mutinelle.

 

Commandez Cruelles

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 18:22

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Auteur : Marika Gallman

Éditeur : Milady

Prix : 7,60 €

Résumé :

 

Depuis que je sais qu’il y a un traître parmi nous, ma vie n’a plus rien de facile. Je dois recruter un max de vampires pour constituer ma propre armée afin de combattre celle de mon père, qui a toujours la ferme intention de me tuer pour me voler mes pouvoirs. Rien que ça. Mais c’est une excellente motivation pour parfaire mon apprentissage de la magie, puisque l’heure de la confrontation approche. Tout ça serait déjà bien assez compliqué sans y ajouter mon imbécile de frère, qui essaie de me mettre des bâtons dans les roues. Et le fantôme de mon ancien amant, qui me poursuit. Je crois que je suis en train de devenir folle.

 

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[Attention les petits nenfants, cette chronique contient des gros mots]

 

Retrouver Maeve, c'est devenu un sacré évènement.

Ce sacré bout de femme grande gueule et caractère de cochon a su s'imposer dans les rayons bit-lit et dans le coeur des lecteurs.

Un succès fulgurant amplement mérité, vu que les tomes gagnent en qualités à chaque fois, nous offrant des putain de doses d'action, de psychologie, de personnages marquants et de mystères.

J'ai été absolument bluffée par ce troisième volume. J'ai l'impression que Marika Gallman gagne en "maturité" et en confiance, se lâche plus, ose plus et, je pense, prend encore plus son pied.

On a ici un bouquin d'une richesse extraordinaire et au développement absolument incroyable.

 

En fait, le seul point qui m'a quelque peu dérangée (et encore, ça n'engage que moi et ma mémoire risible), c'est que l'on commence directement ce tome sans préambules, sans vraiment d'éléments de rappel au tome précédent.

Personnellement, du coup, j'ai été un peu perdue pendant les premiers chapitres, surtout qu'il y a beaucoup de personnages. Genre qui est qui ? Pourquoi font-ils ça ? Ha, et celui-là, il avait quelle relation avec Maeve, déjà ?

Ce n'est qu'au fil des pages, à force de déductions et de flashs de mémoires que j'ai réussis à tout restituer correctement.

Mais, sérieusement, si je dis ça, c'est vraiment pour dire de chercher un peu la p'tite bête, car le reste est tout bonnement par-fait.

 

C'est tout bonnement époustouflant à quel point l'auteur arrive à nous surprendre constamment.

Que ce soit avec Maeve, qui évolue, apprend sur les autres et sur elle-même, doit organiser un combat titanesque tout en combattant ses propres démons personnels et qui nous offre des facettes d'elle-même que l'on ne l'aurait jamais crue posséder.

Mais également avec les autres personnages, certains que l'on découvre et dont on fait la connaissance, d'autres que l'on connaît déjà et dont on se rapproche avec énormément de plaisir et d'autres encore qui nous font étonnamment douter alors que l'on aurais jamais cru ça possible.

Rajoutez à ça un scénario aux p'tits oignons avec des retournements de situations à hurler de surprise, et vous avez un livre juste énorme, dont le plaisir de lecture est quasi indescriptible.

 

J'ai essayer de vraiment prendre mon temps en le lisant, car je n'avais pas du tout envie de le terminer et de quitter l'univers incroyable créé par Marika Gallman.

Et puis les personnages quoi ! J'avais mes favoris et ceux que j'aimais moins avant, et voilà que tout est bousculé ! Je me suis retrouvée à psychoter autant que Maeve à propos du traître se cachant parmi eux, à avoir des soupçons sur tout le monde (sauf sur Rosita. Rosita est une choute à la crème de fraises. Avec des écailles. J'aime Rosita) et à péter un plomb à chaque que quelqu'un faisait ou disait quelque chose de suspect.

C'est dingue le talent de l'auteur. J'veux dire, y en a qui sont incroyable pour la psychologie des personnages, d'autres pour le rendu des ambiances et d'autres encore pour nous faire ressentir très fort la moindre émotion.

Avec Marika Gallman, on a un peu l'impression qu'elle fait "Fuck that, je vais tout leur donner !". Dans ma tête, je rajoute également un gros rire de méchant comme dans les films.

En fait, j'ai limite l'impression qu'elle est le George R.R. Martin de la Bit-Lit. Ne vous attachez pas trop aux personnages, et RIEN ne se passera jamais comme vous l'auriez imaginé.

Lire un Maeve Regan, c'est accepter le fait que vous allez vivre de putain de montagnes russes émotionnelles.

 

Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça me frustre de ne pas vous raconter telle ou telle scène absolument phénoménale.

Mais sachez que j'ai eu peur, j'ai été hyper inquiète, je me suis marrée comme une abrutie, j'ai pleuré, j'ai étouffé des cris dans mon oreiller, j'ai poussé des "awww" de mignonnitude et j'ai gloussé comme une dinde.

Tout ça en moins de 500 pages, qui sont passées bien trop vite à mon goût.

Je ne compte plus le nombre de fois où l'auteur m'a surprise durant ce tome, et je pense que, à part ses autres indéniables qualités que j'ai déjà citées, ça reste sûrement la plus grande force de ce titre. Le fait d'arriver constamment à nous faire remettre en question la suite des évènements.

C'est hyper addictif, foutrement jouissif et tellement, tellement divertissant.

Marika Gallman rend la Bit-Lit bien plus travaillée, profonde, intelligente, humaine et riche qu'elle ne l'a jamais été.

C'est ébahie, admirative et brûlante d'impatience que j'ai refermé ce troisième tome.

Il ne me reste plus qu'à attendre en pleurant, et à me renseigner sur l'adoption des serpents, en patientant pour la suite.

 

Mille mercis à Milady pour cet extraordinaire moment de lecture.

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D'autres avis chez Ptitelfe, Mycoton32, Yumiko, Moody et Phooka.

 

Commandez Maeve Regan, Tome 3 : La dent longue

 

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 19:23

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Photo de Jean-Noël Portmann

 


"C'est encore un autre type d'écriture que j'ai appris pendant ces années : celle de l'espace et de l'image, lorsque je sculpte et raconte grâce à mes pinceaux de lumière."

 

 

Archessia : Bonjour Manon ! Merci beaucoup de nous accorder de ton précieux temps pour cette interview. Tout d'abord, est-ce que tu veux bien te présenter aux lecteurs ?

 

Manon Fargetton : En quelques mots : Manon, 25 ans, titulaire d'un master d'études théâtrales, régisseuse lumière au théâtre et écrivain (mes deux jobs, et j'aime autant l'un que l'autre!), touche-à-tout « légèrement » hyperactive, donc la plupart du temps « légèrement » épuisée !

 

A : Quel est ton parcours jusqu'ici ? Les tomes de June sont-ils tes premiers écrits ?

 

M.F. : Hum... j'ai un peu de mal avec les lignes droites, et si je t'explique mon parcours de but en blanc, tu risques d'avoir du mal à discerner sa cohérence. Pourtant, elle est assez simple : j'ai un centre, l'écriture, et tout le reste s'organise autour.

J'ai commencé à écrire des poèmes et des chansons dès que j'ai su tenir un stylo. Deux ans plus tard, j'ai commencé le violoncelle, et j'ai découvert une autre forme d'écriture : ce qui était auparavant intuitif, improvisations vocales et babillages débridés qui saoulaient toute ma famille, est devenu structuré, précis dans sa folie, langage magique de signes et de gestes pour faire sonner mon ami de bois. La danse, et beaucoup plus tard les arts martiaux, m'ont initiés à une langue encore différente – bien que déjà pressentie dans le rapport que j'avais à mon instrument : celle du corps, des corps, du mouvement.

Et puis un jour, empêtrée dans les choix concernant mon avenir, j'ai eu une l'idée qui a été à l'origine de mon premier roman : et si notre métier était déterminé en fonction de notre date de naissance ? Ce serait plus simple, non ? Plus besoin de se creuser la tête pour savoir ce qu'on va faire de sa vie... Aussi libres qu'un rêve était né, il ne me restait plus qu'à l'écrire, ce que j'ai fait durant mon année de terminale. Il est sorti quelques mois plus tard dans la collection Autres Mondes des éditions Mango, en 2006. (entre temps, j'ai aussi écrit un poème, L'Autre, qui a ouvert l'anthologie Premier Contact, publié dans la même collection en 2005)

Mon bac S en poche, j'ai passé deux ans à Nantes pour apprendre le travail de la lumière au théâtre. Mon intérêt pour la scène viens de loin – mes premiers gala de danse, les concerts auxquels j'ai participé durant tout mon cursus au conservatoire de musique... Mais à ce moment là, je n'avais pas envie d'être sur la scène : je voulais la voir. Dessiner les corps et les choses. Les transformer. C'est encore un autre type d'écriture que j'ai appris pendant ces années : celle de l'espace et de l'image, lorsque je sculpte et raconte grâce à mes pinceaux de lumière.

Seulement voilà, en sortant de ces études avec mon diplôme de régie lumière, j'avais dix-neuf ans et aucune envie d'entrer dans la « vie active » ! Et puis à force de travailler avec des comédiens, des metteurs en scène, l'idée d'expérimenter à mon tour le jeu dramatique me titillait. J'y ai cédé avec bonheur ! Déménagement à Paris, fac et conservatoire en parallèle jusqu'à l'obtention de mon master. Comme tout ça ne contentait pas encore ma soif de remue-méninge, j'ai réembarqué mon imaginaire dans un projet de roman : June.

 

A : Instant promo ! Que dirais-tu pour donner envie aux lecteurs qui ne connaissent pas encore June et son incroyable destinée ?

 

M.F. : Hum. La promo est probablement la part du travail d'écrivain avec laquelle je me sens le moins à l'aise... Mais je pourrais dire deux choses : la première, c'est que mon besoin d'écrire vient de mon besoin de rêver, et ce qui m'importe vraiment quand j'écris, c'est de trouver le meilleur moyen de partager ces rêves, de les faire ressentir à d'autres. Ça ne veut pas dire que j'y parviens à tous les coups. Mais j'essaye de tout mon cœur ! La deuxième chose que je pourrais dire, c'est que sur ce projet, j'ai essayer de faire chanter chaque page, chaque phrase, chaque mot. Et cette musique-là, ces sons qui viennent du dedans de moi, ils sont ce que j'ai de plus sincère à donner.

 

June

 

"Un poème, une chanson, c'est un concentré d'émotions et d'images, de son et de tempo."

 

A : L'univers de June est original, riche et difficilement classable dans une seule catégorie. Le décrirais-tu comme Fantasy ? Dystopique ? Quelles sont tes sources d'inspiration pour sa création ?

 

M.F. : Après avoir découvert les méandres de mon parcours, tu dois te douter que j'ai un peu de mal avec les étiquettes et les petites cases... Tu cites la fantasy et la dystopie, mais si on va chercher la petite bête, on peut aussi trouver dans June des éléments de merveilleux, sans parler des poèmes qui font partie intégrante de l'histoire. Quand j'en parle, je simplifie en parlant de fantasy, mais ce n'est en effet pas complètement exacte... Disons que j'ai fait ma petite cuisine perso !

Mes sources d'inspirations sur ce projet sont nombreuses, et je ne suis probablement pas consciente de la moitié d'entre elles... Je ne vais citer que les plus évidentes : la trilogie des royaumes du nord de Philip Pullman qui m'a fait rêvé d'aurore boréales bien avant que j'en contemple de mes propres yeux. Les bateaux volants, eux, viennent à coup sûr des magnifiques illustrations de L'épave du Zéphyr (Chris Van Allsburg) que j'ai lu des centaines de fois quand j'étais petite. Il y a aussi, je pense, l'influence des album de Claude Ponti (l'arbre-bibliothèque, par exemple, est un lieu très « pontiesque »!). Je pourrais citer des dizaines de romans, musiques, films, séries, bd, mais je vais m'arrêter là pour le moment.

 

A : As-tu dû faire des recherches spécifiques pour cette série ?

 

M.F. : Pas que je me souvienne... à part de considérer que ma vie entière est une recherche (!), puisque je me suis servie de connaissances engrangées depuis des années, que ce soit grâce à la musique, l'équitation, les arts martiaux...

 

A : Ton écriture est très poétique et légère, tout en étant très chargée en émotions. Est-ce « ton style » qui te viens naturellement, ou est-ce une plume travaillée pour June ?

 

M.F. : Un peu des deux... je viens de la poésie, j'ai écrit exclusivement des rimes de sept à seize ans. Travailler les mots et les phrases dans des formes très courtes, avec des contraintes omniprésentes de pieds et de sonorité a modelé mon écriture. Un poème, une chanson, c'est un concentré d'émotions et d'images, de son et de tempo.

Mais c'est aussi l'histoire qui se prête à ce type d'écriture. En inventant June, j'ai eu l'impression de composer un très long poème. Récemment, j'ai écrit un thriller, et ma manière d'écrire s'est modulée pour répondre a une contrainte de rythme très différente... Et je dois avouer que je me suis éclatée ! L'histoire, les personnages, dictent forcément un style d'écriture spécifique.

 

A : Deux tomes déjà sortis, qu'est-ce que ce titre nous réserve pour la suite ?

 

M.F. : Que du bon, je l'espère ! Des réponses aux questions, une rencontre avec les rôdeurs que j'évoque depuis le premier tome, une conclusion en feu d'artifice doux-amer.

Malheureusement, ça va prendre un peu de temps. Comme je l'ai déjà expliqué sur ma page facebook, les réalité économiques de l'édition font que Mango ne sortira pas le troisième tome de la série, car ils perdraient nécessairement de l'argent dessus. Je suis actuellement en discussion avec une autre maison d'édition qui reprendrait la série en poche, avec le troisième tome inédit. Ce qui est génial, c'est que je vais avoir l'opportunité de retravailler les textes des deux premiers tomes. Par contre la paperasserie juridique prend un temps fou, et tant que rien n'est signé, rien n'est sûr (et encore, même une fois que c'est signé... ). Bref, je croise les doigts en espérant que ça se fasse, parce que j'ai vraiment envie de donner cette fin à mes lecteurs, surtout qu'elle est déjà écrite ! Si tout se déroule bien, les trois tomes devraient sortir au premier semestre 2014.

 

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"Mais une fois encore, les livres qui ont façonnés durablement mon imaginaire sont les albums que j'ai lu lorsque j'étais petite."

 

A : As-tu des « rituels » pendant que tu écris ? Des habitudes de dédicaces, des anecdotes à raconter ?

 

M.F. : J'ai eu des rituels d'écriture (bougie allumée sur le bureau, par exemple). Aujourd'hui, je n'en ai plus : les rituels ont volés en éclat lorsque j'ai commencé à travailler en régie lumière, j'avais beaucoup moins de temps devant moi, j'étais souvent en vadrouille et me retrouvais à écrire dans des gares, des aéroports, des villes ou des appartements inconnus. J'ai dû m'adapter. Je suis maintenant capable d'écrire à peu près n'importe où, sauf dans des lieux trop petits où mon regard est constamment bloqué par des murs. S'il y a du bruit, j'ai besoin de musique pour créer ma bulle et ne pas disperser mon attention. J'aime écrire en journée, durant des sessions de deux à cinq heures, dans des lieux « neutres » comme des cafés. Je ne travaille le soir que lorsque j'ai une deadline qui se rapproche et que je suis en retard, ce qui est très rare.

En dédicace, je n'ai qu'une seule habitude, une question que j'aime poser aux gens qui viennent me voir :  qui es-tu ? J'aime cette question, parce qu'elle est ouverte. Souvent, les lecteurs commencent par me donner leur prénom, croyant que c'est ce que je leur demande pour écrire la dédicace. Et puis lorsqu'ils s'aperçoivent que mon questionnement est bien plus vaste, les mots affleurent, se déversent parfois, avec pudeur et humour, et ça donne de beaux moments d'échange.

 

A : On voit de plus en plus de jeunes, dont la plume les démange, vouloir se faire éditer. Étant toi-même une jeune auteur, peux-tu nous parler de ton parcours ? Aurais-tu des conseils pour ceux qui veulent voir leurs histoires publiées ?

 

M.F. : Les parcours qui mènent à la publication sont tous différents. Personnellement, je ne suis jamais passée par la case « envoie de manuscrits aux éditeurs et lettres de refus en pagaille ». En fait, pour mon premier roman, j'ai rencontré l'éditeur lors d'un salon du livre et j'ai commencé à travailler avec lui dès le tout début de la rédaction du manuscrit, au départ juste à titre de conseil, sans promesse de publication. Comme ça tenait la route, il a décidé de le sortir. Ça s'est donc fait de manière assez fluide.

Les conseils que je pourrais donner sont les mêmes que la plupart des écrivains : d'abord, écrire. Écrire, écrire, écrire. Parce que c'est le seul moyen pour écrire mieux. Ensuite, bien cibler les quelques collections au sein desquelles votre histoire pourrait trouver sa place. Faire relire son texte un bon paquet de fois à des personnes différentes avant de l'envoyer. Et je rajouterais, puisque c'est mon expérience : allez sur les salons du livre rencontrer les éditeurs. Google est parfait pour trouver quelle personne de telle ou telle maison d'édition vous devez aller voir, et vous pourrez même y trouver des photos de la dite personne, comme ça vous êtes sûr de ne pas vous tromper d'interlocuteur ! Généralement, ils sont présents sur les stands, et si vous discutez un moment avec eux (en leur remettant le manuscrit sur le moment ou simplement en annonçant qu'il va arriver dans leur boîte aux lettres), ils se souviendront de vous et vous éviterez peut-être quelques intermédiaires...

 

A : As-tu d'autres projets d'écriture sous le coude ? Penses-tu à l'après June ?

 

M.F. : Non seulement j'y pense, mais je suis en plein dedans ! J'ai terminé le troisième tome de June en décembre dernier. Depuis, j'ai écrit un thriller jeunesse qui, après quelques aller-retours de retravaille avec l'éditeur, devrait sortir en tout début d'année prochaine. Et je suis actuellement occupée par les notes préparatoires à un gigantesque projet de fantasy qui me trotte dans la tête depuis un moment. Je commence à peine à l'écrire. Pour l'instant, ça s'appelle « Ombre, l'héritage des rois-passeurs ». Et histoire de te mettre l'eau à la bouche, je te donne le pitch en exclu, mais c'est bien parce que c'est toi ! ;)

 

"La dernière héritière d'une lignée royale doit fuir notre monde et retourner dans celui de ses ancêtres pour échapper aux hommes qui veulent l'éliminer. Là-bas, une princesse rebelle rentre chez elle pour prendre ce qui lui est dû : le trône d'Ombre.

Voici l'histoire de deux femmes. De deux mondes imbriqués. De deux retours simultanés qui bouleverseront une fois de plus le destin tortueux du royaume d'Ombre.

Coïncidence, ou rencontre orchestrée de longue date ?"

 

Alors, tentée ? (A : Oui, beaucoup !  =D  Et merci pour l'exclu ! ^^ ) Bon, évidemment, tout ça peut encore changer, hein...

 

A : En tant que lectrice, quels sont les titres qui t'ont marqués ? Tes auteurs favoris ?

 

M.F. : À part ceux que j'ai cité plus haut pour les influences de June (Pullman, Ponti...), beaucoup d'auteurs m'ont marqués, à différentes époques de ma vie.

En fantasy « adulte », c'est incontestablement les lectures Raymond E. Feist dont le souvenir est le plus fort, et tout particulièrement la Trilogie de l'Empire. Dune (Herbert) aussi, que je ne me lasse pas de relire.

En littérature « blanche », je pourrais citer les romans de Laurent Mauvignier dont l'écriture me retourne le ventre, les pièces de Sarah Kane, Antigone de Brecht, les textes d'Henry Bauchau (son Œdipe sur la route a été une claque magistrale), tous les textes de Jack London qui parlent du grand Nord...

Mais une fois encore, les livres qui ont façonnés durablement mon imaginaire sont les albums que j'ai lu lorsque j'étais petite.

 

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A : Et pour conclure, y a-t-il une question que l’on ne t’a jamais posée et à laquelle tu adorerais répondre ?

 

M.F. : Alors. Heu...

*se ronge les ongles*

...

*maudit l'auteur de l'interview jusqu'à la millième génération*

...

*naaaan, j'déconne !*

Ah, je sais ! On ne m'a jamais demandé à quel personnage de June je m'identifiais le plus pendant l'écriture. Probablement parce que la plupart des lecteurs imaginent que c'est June, alors qu'il y a autant de moi en June qu'en Locki, Nathanaël ou le Veilleur de Lumière. Alors voilà, révélation : le personnage auquel je me suis le plus identifié au cours de l'écriture, c'est Bii. Oui, vous avez bien lu. La petite boule de poils qui suit June à la trace, c'est moi. Voilà voilà... ^^

 

Sur ce, merci beaucoup pour cet interview Archessia, et à très vite !

 

A : Un énorme merci à toi ! Bonne chance et bon courage pour la suite, et à très bientôt !

 

La page Facebook de Manon Fargetton

 

Ma chronique de June - Tome 1, et le Tome 2.

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 17:29

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Auteurs : Tim Seeley & Mike Norton

Éditeur : Éditions Delcourt (Contrebande)

Prix : 15,50 €

Résumé :

 

Wausau. Une petite ville en apparence tranquille du Wisconsin. Mais depuis que les morts reviennent à la vie, la cohabitation entre les uns et les autres n'est pas chose aisée. Surtout pour l'officier de police Dana Cypress chargée de gérer la présence des médias, de fanatiques religieux et même d'agences gouvernementales. Et lorsqu'un assassinat particulièrement violent est commis, l'enquête s'avère plus que délicate. D'autant plus que tout le monde est suspect, vivants comme morts-vivants ...

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Encore un nouveau comics hyper intrigant et hyper bien fichu chez Delcourt ! L'éditeur nous gâte vraiment au fil des mois, et je découvre toujours ces nouveautés avec un plaisir renouvelé.

Revival ne fait pas exception, et promet une série haletante et de qualité.

 

Nous sommes dans une toute petit ville enneigée qui voit son quotidien bouleversé le jour où les morts commencent à se relever.

Pas façon zombie, non. C'est juste qu'ils se ... réveillent, en quelque sorte. Ils veulent retrouver leur ancienne vie et, pour certains, déambulent même parmi les gens sans se faire remarquer.

Le monde s'affole et l'attention de la terre entière est tournée vers cette ville auparavant sans soucis.

Symbole religieux ? Origine scientifique ou naturelle ? Expérience du Gouvernement ? Personne ne semble le savoir, mais chacun y va de sa théorie, et il ne faudra pas attendre longtemps avant que les gens commencent à faire des choses insensées ...

 

J'adore comment, dès les premières planches, ce titre annonce la couleur. On est face à une sorte de thriller fantastique mâtiné d'horreur où l'on se demande constamment si la véritable menace vient des morts-vivants ou des vivants.

Ponctué de scènes d'action bien péchues, on découvre tout d'abord le quotidien de certains personnages, tout en s'y attachant très rapidement.

Il y a cette jeune femme, officier de police et mère célibataire avec une relation conflictuelle avec son père, le shérif, et dont la petite soeur a un comportement étrange. Cette jeune journaliste, d'abord en train de travailler pour un tout petit encart histoire de faire sa place et qui a finit par être la première à assister à un mort se relevant. Cet exorciste très loin d'être conventionnel qui est là pour traquer les démons ... Et une bonne poignée d'autres protagonistes plus intéressants les uns que les autres.

En fait, c'est surtout ça que j'ai aimé. J'veux dire, oui, l'aspect fantastique est génial, super bien amené et, même pour ce premier tome qui est surtout une introduction dans cet univers, vraiment bien développé.

Mais ce qui est vraiment fascinant à suivre, c'est le côté humain. Les réaction des gens face à cette situation. On se met à la place de l'un ou l'autre, et même si l'on n'est pas toujours d'accord avec les actes, on peut quand même comprendre le cheminement de leurs pensées. C'est étrange de ressentir une telle empathie avec une histoire de ce genre, et pourtant, les auteurs ont réussis ce merveilleux rendu.

 

Rajoutez à cela des dessins superbes, aussi bien dans les décors que dans les mouvements et les expressions faciales, et vous avez un premier volume qui dépote vraiment !

Une base de récit et une enquête bien fichue, une narration et un rythme équilibrés, des personnages hauts en couleurs mais auxquels on peut facilement s'identifier, et une foule de questions en pagaille pour ce que peut nous réserver la suite !

J'ai refermé ce bouquin des étoiles dans les yeux en trépignant d'impatience pour la suite !

 

Mille mercis aux Éditions Delcourt pour ce titre qui ne peut que laisser présager de l'excellent !

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:43

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Auteur : Barry Lyga

Éditeur : J-C Lattès (Collection MSK)

Prix : 16,50 €

Résumé :

 

Jazz est le fils d'un serial killer.

Après l'arrestation de son père, il tente de reprendre une vie normale dans la petite ville de Lobo's Nod. Jusqu'à ce qu'on retrouve un corps. Puis deux. Un meurtrier sévit à nouveau dans la région. Quel meilleur coupable que le fils du monstre ? Pour prouver son innocence, Jazz décide d'aider la police à traquer le coupable. Mais est-ce si facile quand on a reçu le goût du sang en héritage ?

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Roooh, qu'est-ce que j'ai aimé lire ce bouquin !

J'ai trouvé cette lecture vraiment fascinante et quelque peu jubilatoire, en fait.

 

Pour vous résumer vite fait, donc, le père de Jazz est un serial killer maintenant sous les barreaux. Mais avant d'être arrêté, il a appris à son fils, au fil des années, tout ce qu'il savait sur le meurtre en général. Comment enlever quelqu'un, trouver des moyens de torture, comment le tuer proprement pour ensuite cacher le corps au mieux, etc ...

Inutile de vous dire que Jazz est lééégèrement perturbé, et c'est un combat de chaque instant pour lui de sauver les apparences et de faire comme les autres jeunes de son âge.

Malgré tout, il garde une fascination pour les meurtres, et quand il apprend qu'un corps a été retrouvé dans sa ville, il accourt sur les lieux.

Et il le sent, tout au fond de lui, il en est certain : ça ne sera pas le seul corps, il y en aura d'autres. Un nouveau serial killer est en ville.

Mais comment persuader la police alors qu'il n'y a aucune preuve et que Jazz a déjà une image bien particulière qui lui colle à la peau ? ...

 

C'est vraiment bien fichu comme histoire, et on rentre très vite dans la tête de Jazz, comprenant petit à petit comment il fonctionne, quelles sont ses pensées, etc.

Ces dernières années, on a vu arriver cette petite mode du "Vis ma vie de serial killer", avec surtout des séries comme Dexter et, plus récemment, Hannibal.

Je pense qu'on a tous un peu ce plaisir malsain qui nous démange de savoir ce qu'il se passe dans la tête d'un tueur. Savoir comment il agit, ce qui le pousse à tuer, ses motivations, ses fêlures, ce qui fait qu'il est différent des autres tout en évoluant parmi nous sans attirer les soupçons.

I hunt killers n'a rien à envier à ces productions Hollywoodiennes à succès, tout est là !

On a le passé horrible de Jazz avec quelques scènes flashback d'une enfance aux côtés d'un dangereux assassin, on a l'esprit torturé constamment torturé par des pensées qu'il sait inhumaines et on a le côté policier avec une enquête bien ficelée.

Ici, ce qui est très intéressant, c'est d'observer le combat constant de Jazz. Ces pensées qu'il a, sont-elles les siennes ou sont-elles celles que son père a implanté en lui ?

Combien de temps tiendra t-il à lutter contre elles ? ...

 

J'ai pris énormément de plaisir avec ce livre, qui dénote clairement des thrillers jeunesse que j'ai pu lire, et qui possède même plus d'originalité que bon nombre de trhillers "adulte" !

D'ailleurs, j'ai adoré le fait que l'auteur malmène un peu ses lecteurs avec des scènes parfois bien sanglantes, et que ses personnages ont un vrai vocabulaire d'adolescents. Parce que bon, je ne sais pas vous, mais j'ai plus souvent entendu des gens dire "j'en ai rien à branler" que "je n'en ai cure".

On voit de plus en plus d'auteurs qui ont arrêté de prendre leurs jeunes lecteurs pour de pauvres petites choses fragiles ou, même, pour des cons. Barry Lyga fait partie de cette vague d'auteurs sans langue de bois, fournissant des romans estampillés YA extrêmement bien travaillés et de grande qualité.

Rien que pour ce côté que je trouve absolument délicieux et rafraîchissant, je ne peux que vous conseiller ce titre.

Je dois cependant admettre que la fin de ce livre, et la façon dont l'enquête est résolue, est un peu vite expédiée et un peu trop "facile" à mon goût. Mais à part ça, j'ai trouvé le tout excellent.

Divertissant, drôle, glauque, plein de suspens, un aspect psychologique hyper bien travaillé, une base originale et des personnages très attachants, voilà entre autre ce dont se compose ce roman.

Le rayon YA aurait-il enfin son propre sociopathe emblématique ? Ce premier tome, en tout cas, le laisse présager !

 

Mille mercis à MSK pour cette lecture absolument géniale !

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D'autres avis chez Karline05, Megmars, Sita, NineGorman, Herisson08 et Sia.

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 22:55

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Auteur : Momoko Kôda

Éditeur : Éditions Delcourt (Akata)

Prix : 6,99 €

Résumé :

 

Quand elle a enfin déclaré son amour à Rita, Hatori ne s'attendait pas à se prendre un tel râteau. D'abord anéantie, elle s'est pourtant rabibochée avec son ami d'enfance, qui l'excuse volontiers pour son impertinence. Qu'à cela ne tienne   ! La jeune fille reste alors persuadée qu'elle a encore ses chances. Et si l'intervention d'Hiromitsu, le tombeur du club de tennis, lui permettait enfin d'ouvrir les yeux   ?

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

J'avais été un peu sceptique à la lecture du premier tome, comprenant le succès, mais n'étant pas vraiment touchée par l'humour qui s'en dégageait ou même l'histoire.

 

Ici, je trouve Hatori toujours aussi ... débile.

Elle s'entête complètement dans une histoire qui ne fonctionne pas, se fait des films monumentaux, vis un monde de fantasme manga-esque et, pour couronner le tout, n'arrête jamais de bousculer la copine de Rita. Je rappelle, celle qu'il a choisie, celle qui le rend heureux, qui est gentille comme un coeur, qui brille plus par son esprit et sa bonté que par son physique.

Nan mais je rappelle tout ça parce que ... y a que moi qui trouve space que l'héroïne soit une fille super canon qui compte en grande partie sur son physique et ses fourberies pour que son meilleure ami rompe avec la fille qui le rend heureux ?

Bon, heureusement, elle s'en ramasse plein la mouille et ses petits manèges fonctionnent rarement. Mais quand même, ça me dérange un peu que cette fille (qui, à mon avis, à quelques petits soucis psychologiques) soit "romantisée" à fond. La mangaka nous montre à quel point tout ce qu'elle fait, elle le fait par amour, qu'elle ne veut que vivre son propre compte de fées avec l'homme qu'elle aime, tout ça.

Pendant ce temps-là, dans ma tête, je hurle "Psychopaaaaathe !!".

En même temps, le Rita, ça n'a pas l'air d'être une flèche non plus. Il n'est jamais très clair envers Hatori, laisse le doute planer et à parfois un comportement douteux. Bon, on va dire que c'est l'ego masculin qui aime être entouré de prétendante même quand il a une copine, hein.

Maiiis bon. Le manga a l'air de doucement tendre vers quelque chose d'autre, un peu plus intéressant et moins (à mon sens) ridicule et totalement surréaliste.

 

Après, comme je vous l'ai dis un peu plus haut, l'histoire se fait plus drôle, et il est rassurant de voir que certains personnages gravitant autour d'Hatori possèdent encore du sens commun et de la logique, se faisant la voix de la raison (la question étant, se font-ils entendre ?).

J'ai également beaucoup plus apprécié les dessins, Momoko Kôda se montre plus confiante, se laisse aller et se lâche dans des délires graphiques vraiment bien fichus et qui font mouches, m'arrachant plus d'un sourire devant l'incongruité de certaines scènes délicieusement loufoques.

Un nouveau personnage fait son apparition (ben oui, faut pas déconner, c'est un shôjo) et il semble qu'il va pas mal chambouler les plans drague de la belle Hatori (voir parenthèses précédentes).

Mais au final, serait-ce vraiment une mauvaise chose ? ...

Il amène un point de vue différent, une dynamique intéressante au récit, et à ses côtés, Hatori va se retrouver à faire et dire des choses dont elle ne se serait pas crue capable.

Serait-elle enfin en train de réaliser que la vie n'est pas un manga ?

En tout cas, la fin de ce volume annonce pas mal de travail pour elle, et un sacré changement de tactique !

 

Vous l'aurez compris, Hatori me sort un peu par les yeux, mais j'accroche déjà plus à cette suite, et je suis bien curieuse de voir quels chemins va prendre la mangaka pour le développement de cette étrange romance.

À suivre ce 3 juillet !

 

Mille mercis à Akata pour ces instants ... particuliers, mais pas désagréables du tout !

monde manga akata

 

Une autre chronique chez Amadis.

 

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 21:18

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Auteurs : Joe Hill & Gabriel Rodriguez

Éditeur : Milady

Prix : 19,90 €

Résumé :

 

Le manoir Keyhouse s’est transformé en champ de bataille.

Les enfants Locke découvrent toujours plus de clés magiques dissimulés dans leur ancienne demeure, attisant sans relâche la convoitise du sinistre Lucas Caravaggio. Et si la vie semble continuer malgré tout à Lovecraft, un fantôme du passé ne va pas tarder à faire ressurgir de vieux souvenirs familiaux. Le mystère qui entoure leur père pourrait bien être enfin dévoilé.

À conditions que les forces démoniaques ne s’y opposent pas…

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Enfin ! Le voilà ! Le quatrième tome tant attendu de Locke & Key

*voix de Gollum*  Mon précieuuux ...

 

Par contre, je n'avais pas les trois volumes précédents sous la main, alors qu'il aurait bien fallut que je les relise avant, car le début de celui-ci est quand même assez confus.

Ceci dit, j'ai particulièrement adoré les références pop-culture que l'on trouve tout au long des pages, et au début, ce sont les merveilleux Calvin et Hobbes qui sont à l'honneur ! Que du bonheur, sérieusement, c'est juste génial.

Après, faut quand même s'accrocher à son slip, parce que ça commence directement avec beaucoup d'action, et il y a plusieurs pages où les enfants Locke enchaînent les découvertes de clés diverses.

Ça donne d'ailleurs de superbes planches muettes mais fourmillant de détails et nous les montrant affronter les terribles pouvoirs de chaque clés.

Gabriel Rodriguez est extrêmement talentueux, et il nous le prouve encore une fois avec des dessins absolument incroyables, colorés divinement et où l'on s'extasie tantôt sur les expressions faciales, tantôt sur les décors hyper travaillés.

Un pur délice à lire, j'vous dis.

 

Le scénario, quant à lui, suit son cours et nous épate par sa complexité et sa fluidité.

J'vous préviens, on est loin d'être au bout de nos surprises !

Bode se retrouve de plus en plus acculé, et il ne tient qu'à un cheveux que son secret soit découvert. Combien de temps lui reste-t-il avant de prendre des mesures drastiques ? ...

Scot et Jamal sont beaucoup plus présents dans ce tome, et c'est quelque chose qui m'a vraiment plue, étant donné que je suis ultra fan de ces deux-là (surtout de Scot, qui me fait bien délirer de par son caractère et ses réparties).

On en apprend de toute façon encore beaucoup sur quasi chaque personnages, chaque évènement qu'ils traversent étant une façon de dévoiler également une part de leur personnalité.

Une façon intéressante et originale pour les rendre encore plus proche du lecteur, et pour ma part, ça marche à 100% !

 

Encore une fois, c'est un tome é-no-rme, bourré d'action, d'émotions, de suspens et d'angoisse. Entre fantastique, horreur et thriller, c'est une oeuvre riche qui regorge littéralement de qualités et qui se démarque de très loin des autres comics sur le marché.

Pour moi, honnêtement, ce titre est parfait. Il n'y a RIEN que je n'aime pas, et c'est un plaisir constamment renouvelé de les lire et relire encore, sans jamais me lasser.

Avec Hill et Rodriguez, on a ici une association qui marche du tonnerre, et je ne peux que lui souhaiter une longue, longue vie, tellement je n'ai pas envie de la voir un jour se terminer.

Il ne me reste plus qu'à continuer à les relire régulièrement en attendant la sortie du cinquième tome, prévue pour septembre 2013.

 

Mille mercis à Milady pour cette extraordinaire dose de plaisir graphique !

milady

 

D'autres avis chez Phooka, Wilhelmina et Jerome.

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 18:34

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Auteur : Paul Griffin

Éditeur : La Martinière Jeunesse

Prix : 14 €

Résumé :

 

Rien ne préparait Céce, lycéenne réservée mais pleine d'avenir, à tomber amoureuse de Mack. Le jeune homme est tout son contraire : il a abandonné l'école, attire les problèmes comme un aimant et se passionne pour le dressage des chiens maltraités.

Quand ils sont ensemble, pourtant, la vie semble tellement plus facile. Céce prend confiance en elle et Mack parvient à gérer son agressivité. La grisaille qui les entoure disparaît sous les projets d'avenir. Mais Céce réussira-t-elle à apaiser pour de bon la colère tapie dans le coeur de Mack ? Jusqu'où, par amour, sera-t-elle capable d'aller ?

 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

 

Comment vais-je bien pouvoir vous parler de cette romance réellement atypique tellement, tellement plus riche que ce qu'elle laisse présager ?

 

C'est l'histoire de Céce, jeune fille pas bien dans ses baskets, un peu ronde, devant gérer une mère alcoolique complètement excentrique et trouvant réconfort dans le cheesecake.

Mack, c'est un mec un peu paumé, pas à l'aise avec les gens, avec de gros problèmes de colère et de violence, qui se sent bien plus à l'aise avec les chiens qu'avec les humains.

Tellement de choses les sépare, et pourtant, il vont trouver chez l'autre paix, acceptation et amour.

Oui, mais ...

 

Impossible de vous décrire correctement à quel point ce récit est unique et complexe, son écriture toute particulière lui donnant une saveur étrange et à mille lieues des autres romances que j'ai déjà pu lire.

Il y a dès le début une ambiance un peu pesante, étrange et un peu sombre. Entre Céce qui se sent toujours un peu à l'écart et Mack qui a de réels problèmes à contenir ses accès de violence, on sait que l'on n'a pas sous les yeux une histoire à l'eau de rose fleurant bon les mamours et les balades sur la plage.

Rien n'est édulcoré ou nous est montré de façon à rendre le tout plus romantique. Il y a des passages très durs et vraiment douloureux à lire, mais je trouve que c'est précisément une des choses qui rendent ce titre si fort, si incroyable.

Après tout, toutes les histoires de coeur ne se passent pas forcément bien, et il y a un douloureux réalisme tout au long de ce roman.

L'histoire de Mack et sa relation avec les chiens m'a particulièrement touchée, d'ailleurs, chaque passage où on le voit éduquer l'un d'eux, en faire un ami plein de confiance, est absolument bouleversant, plein de sentiments forts qui m'ont pris à la gorge et m'ont souvent fait sourire.

L'auteur a un véritable don pour faire passer des émotions sans forcément les décrire, mais par des actes, des paroles détournées.

Je n'avais jamais encore lu une romance qui pouvait à ce point emporter mon coeur avec elle en étant si peu mielleuse et tellement terre à terre dans la relation de ses deux héros.

 

Je ne sais même pas quoi dire, comment réussir à vous transmettre ne fut-ce qu'un tant soit peu tout ce que j'ai pu ressentir pendant cette lecture.

Les mots et les émotions se mélangent et s'entrechoquent dans ma tête, je n'arrive pas à faire le tri tellement ce bouquin m'a remuée.

En l'entamant, je n'aurais jamais cru découvrir une telle puissance tranquille dans l'écriture, tel un raz-de-marée silencieux balayant tout sur son passage.

C'est définitivement un livre à découvrir, une véritable perle qui ressort clairement du paysage littéraire romantique et qui offre un récit unique, étrange et qui laisse un arrière goût doux-amer.

Je l'ai refermé en pleurant, mais avec un sourire aux lèvres.

C'est un gros coup de coeur, et je ne peux que souhaiter qu'un très grand nombre de lecteurs puisse savourer comme je l'ai fait, l'étrange, belle et poignante histoire de Céce et Mack.

 

Mille mercis à La Martinière Jeunesse pour ce titre extraordinaire qui m'a conquise à tant de niveaux.

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D'autres avis chez Alittlematterwhatever, Amadis, Nessa, Moody, MyaRosa et Matoline.

 

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